Lors de son discours sur la jeunesse le 29 septembre dernier, Nicolas Sarkozy déclarait être en faveur d’une politique globale en direction des jeunes facilitant leur accès à l’autonomie et permettant au plus grand nombre d’être formés ou en emploi.
L’annonce de François Baroin, ministre du Budget ne permettant plus de cumuler une aide au logement et une demi-part fiscale pour enfant à charge ne va ni dans le sens de la justice sociale ni de la démocratisation de l’enseignement supérieur.
En effet, cette décision injuste ne favorise pas l’accès à l’autonomie des jeunes car elle ne permet pas à chacun de choisir librement son lieu d’études et par conséquent son domaine d’études. Il devra d’abord se tourner vers ses parents et calculer s’il a les moyens ou non d’étudier loin de chez eux.
Enfin, cela ne règle pas le problème de la demi-part fiscale et des inégalités qu’elle génère. C’est pourquoi la Confédération étudiante demande une réforme plus juste et une remise à plat du système pour que la demi-part fiscale soit redistribuée de manière progressive en direction de ceux qui en ont le plus besoin prioritairement.
Mardi 6 juillet, à l’issue du scrutin du CNESER 2010, la Confédération étudiante devient la quatrième force étudiante représentative. Le projet qu’elle porte trouve manifestement un écho durable puisqu’elle gagne pour la troisième fois consécutive un élu dans ce conseil national.
En effet, depuis l’inscription de la nouvelle mission pour les Universités orientation – insertion professionnelle dans la loi LRU, les établissements se préoccupent désormais de l’avenir de leurs étudiants.
Création des bureaux d’aide à l’insertion professionnelle (BAIP), jobs sur le campus, rencontres avec des anciens, stages…
La Cé soutient toutes les initiatives qui visent à améliorer le lien étudiants – monde professionnel.
Plébiscités par de plus en plus d’étudiants, les élus de la Cé entendent poursuivre leur combat et continuer de soutenir les projets qui iront dans ce sens car l’insertion professionnelle reste la préoccupation majeure des jeunes, surtout en période de crise.
Les élus de la Confédération Etudiante comptent ainsi travailler avec tous les représentants étudiants qui comme eux défendent les actions qui permettent à chaque étudiant de choisir librement son parcours et de:
- construire son propre réseau professionnel pour trouver un stage ou un emploi
- valoriser ses compétences acquises face à un recruteur, notamment lors de jobs étudiants, saisonniers ou d’expériences d’engagement bénévole (association culturelle, sportive, syndicale, politique…)
Après la seconde guerre mondiale, notre pays a fait le choix ambitieux de la solidarité intergénérationnelle, en créant un système de retraite financé par les cotisations sociales afin de permettre à tous de bénéficier d’un revenu de remplacement une fois l’âge de la retraite atteint.
Aujourd’hui notre système de retraite par répartition accuse de lourds déficits et les étudiants s’interrogent sur la possibilité de bénéficier d’une retraite quand viendra leur tour d’en bénéficier.
Défendre le système de retraite par répartition basée sur la solidarité intergénérationnelle, c’est permettre de l’adapter à la société actuelle, de répondre aux nouveaux défis, de réduire concrètement les inégalités en le basant sur des principes de justice sociale.
Aujourd’hui, les situations des étudiants diffèrent suivant l’âge du premier emploi. Nous entrons plus tard sur le marché de l’emploi (24 ans en moyenne) et les 40 ans de cotisation nécessaires portent l’âge d’accès à la retraite d’ores et déjà bien après 60 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
La justice sociale qui doit animer notre système de retraite par répartition, doit garantir que la solidarité intergénérationnelle puisse permettre à ceux qui ont eu un métier reconnu pénible, exposé à des matières dangereuses, imposant une carrière longue de pouvoir choisir leur retraite et de partir plus tôt. Sans ces principes, toute solution unique d’âge de départ est source de creusement des inégalités et d’injustice entre les salariés.
Au-delà de l’âge de départ à la retraite, nous n’avons pas entendu de solutions nécessaires à la garantie du financement de notre protection sociale.
Nous ne voulons pas remettre la reforme à demain car le statu quo n’est plus possible. La situation nous impose de trouver de nouveaux moyens pour retrouver l’équilibre et d’investir dès aujourd’hui et pour demain dans la jeunesse.
L’emploi des jeunes : notre pays a un des taux d’emploi des jeunes les plus faibles d’Europe. Or c’est l’augmentation du nombre de salariés cotisants qui permettra de réduire les déficits structurels.
Favoriser la réussite des étudiants salariés à l’Université en les accompagnant par des dispositifs financiers et pédagogiques.
Permettre que les périodes de stages puissent participer au financement de nos retraites.
Répartir également l’effort entre les revenus du travail et les revenus du capital afin que l’effort de financement ne repose pas uniquement sur les seuls salariés.
Les représentants étudiants sont titulaires d’un pouvoir de décision non négligeable au sein des différents conseils de l’université. Les étudiants sont souvent amenés à jouer un rôle d’arbitre sur les principales décisions engageant le conseil d’administration de l’université (vote du budget, d’un PRES, élection du président).La proportion d’étudiants élus au CEVU nous offre la possibilité de prendre pleinement en main les questions de pédagogie et de vie étudiante. Pourtant, notre participation à la politique universitaire ne peut se limiter à lever la main lors d’un vote à enjeux.
La crédibilité des élus de la Cé s’affirme par une présence continue dans les conseils. Après l’élection, le plus dur commence. Les emplois du temps sont trop souvent inadaptés et il faut souvent faire des choix difficiles entre un cours et un conseil. Nous pouvons, ainsi, être connus et reconnus par les autres membres des conseils, et surtout par les étudiants. En relayant les prises de position de la Cé auprès des étudiants, nous nous affirmons comme impliqués et concernés par notre mandat. Progressivement, chaque élu prend confiance, libère sa parole.
Les conseils nous permettent d’obtenir une vision globale de l’évolution de notre université et d’y prendre part. Il est, alors, très facile de contester les programmes irréalistes (ou des propositions qui ont été votées il y a plusieurs années !) présentés par des candidats qui ambitionnent de se faire réélire, alors qu’ils n’ont jamais siégés. Les universités ne font, généralement, que peu d’efforts pour intégrer les nouveaux élus.
Les formations sont inexistantes, de même que les possibles valorisations de cet engagement dans un cursus ou sur un diplôme. L’essentiel repose donc sur l’auto-formation de l’élu étudiant, qui doit prendre son courage à deux mains au départ pour comprendre les débats et les tableaux qui sont présentés au vote.
Un élu étudiant actif doit obtenir les moyens de la part de son université pour accomplir pleinement son mandat.
Il est trop facile de stigmatiser l’absentéisme chronique des élus étudiants, alors que rien n’est fait pour leur permettre de rattraper une absence dans un cours obligatoire. L’élu étudiant prend sur son temps pour participer aux décisions de l’université, cette université doit lui être redevable. De nombreuses pistes existent pourtant, l’absence des étudiants ne doit pas être une fatalité. Certaines universités ont déjà proposées quelques aménagements. Malheureusement, ceux-ci dépendent encore du bon vouloir de quelques responsables.
Un statut national de l’élu étudiant doit être créé. Il doit mettre en place un dispositif fiable de rattrapage et d’autorisation d’absence en cours. Un brevet valorisant l’assiduité en conseil peut être attribué à la fin de chaque année universitaire. Il pourrait être la première étape de la mise en place d’un portefeuille de compétence au niveau d’une université.
Les organisations étudiantes sont souvent dépourvues de toute source de financement au niveau local. Un versement pourrait être effectué en fin d’année universitaire sur le compte de l’organisation pour la présence d’un de ces membres à un des trois conseils. Les élus devraient aussi être remboursés des frais de déplacements qu’ils engagent pour assister à un conseil. Ce statut pourrait officialiser certains avantages mis à dispositions des organisations : location de salles, remboursement des frais de campagne. A nous, élus de la Cé de le réaliser durant le prochain mandat du CNESER.
Benjamin Houard
Elu au CEVU et vice président étudiant de l’Université de Haute Alsace
Etudiant en 3ème année de Génie Civil à Polytech Clermont, Je n’avais jamais prévu de faire partie d’un syndicat étudiant ni d’être élu au Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire(CEVU) jusqu’à ce que je rencontre un membre de la Confédération Etudiante en Novembre dernier dans le Hall de Polytech.
Nous avons discuté et j’ai apprécié son programme de mettre en place une association des anciens étudiants des universités à l’instar des grandes écoles pour favoriser les stages, l’emploi des étudiants mais aussi permettre à chaque étudiant d’accéder à un réseau.
J’ai accepté de me présenter aux élections avec la liste de la Confédération Etudiante. Après quelques réunions dans notre quartier général (Le Pub australien de Clermont), et une brève campagne je fus élu au soir du 2 Février 2010. Alors j’ai commencé à recevoir des convocations de la Présidence de l’Université pour des différentes réunions.
La première réunion à laquelle j’ai assisté est celle du 8 mars 2010.
A la veille, j’étais stressé ; je me demandais s’il fallait m’habiller normalement ou comme si je partais à un entretien d’embauche ? Alors pour éviter les mauvaises surprises, j’ai opté pour le second choix (chic et classe). Le jour J, je suis arrivé dix minutes avant le début de la réunion devant la Salle des Conseils (bâtiment le Manège). Lorsque la réunion débute, je constate que tous les participants sont décontractés, alors j’ai repris confiance en moi et tout s’est bien déroulé.
Pour cette premières, je me suis contenté d’écouter, de prendre des notes et de répondre aux questions quand c’est nécessaire. Nous avons aussi discuté et voté des aides pour différentes associations étudiantes.
Ensuite j’ai assisté aux prochaines réunions avec assez de confiance et de détermination. En tant que représentant étudiant au C.E.V.U., et élu de la Confédération Etudiante, je souhaiterais connaitre et maitriser les propositions et les projets de la Confédération Etudiante afin de m’impliquer un peu plus lors des réunions pour ne pas avoir l’air d’un « électron libre ».
Christian GUERDE
Elu au CEVU de l’université Clermont 2
La Confédération Etudiante à toujours revendiquée que le système d’aide social existant prenne en compte le niveau de vie réel des étudiants, cette revendication trouve encore plus d’éco dans les Collectivité d’Outre Mer ou le niveau de vie peut être jusqu’à 30% plus chère que dans certains département de métropole.
L’annonce faite par la ministre de l’Outre Mer Marie-Luce Penchard lors de sa visite à l’île de La Réunion en mai dernier de réduire l’accès de l’aide à la mobilité des jeunes ultramarins n’est pas acceptable. Etant donné la situation géographique des COM, leurs universités restent les principaux lieux d’accueils en termes d’enseignement supérieur. Pourtant certains de ces étudiant qui par manque de places, un nombre limité de formations ou par envie de voir ailleurs, font le souhait de quitter leur territoire sont souvent obligé de faire le choix de continuer leurs études en métropole ou à l’étranger.
Petite explication : le passeport mobilité bénéficié aux étudiants originaires des COM obligé de se rendre en métropole pour suivre leur études, prises en charge par la collectivité pour un aller retour dans l’année, il concernait également les étudiants contraint de faire leur étude en métropole ou dans une autre COM mais aussi en cas d’inexistence ou de saturation dans la filière choisi dans la COM de résidence, cette simple définition de notre ministre de l’outre mer plonge les étudiants concerné dans le flou le plus total.
Les nouvelles dispositions annoncent que les billets d’avion des étudiants ultramarins ayant choisi une filière non enseigné sur leur territoire ne sera plus systématique. Les non boursiers ne seront désormais remboursés qu’à moitié et les étudiants dont le foyer fiscal est imposé au delà des deux premières tranches du barème fiscal seront livrés à eux même.
La continuité territoriale, principe inaliénable, revêt plusieurs utilités :
• Dans un premier temps elle permet à certains étudiants faisant le choix d’un cursus spécifique de quitter l’île pour non existence de filière,
• Dans un deuxième temps elle permet à d’autres de continuer leur parcours secondaire pour se spécialiser dans un domaine précis,
• Dans un troisième temps elle encourage le voyage d’étude ou encore les stages à l’étranger.
Pour la Confédération Étudiante cette mobilité permet à nous, jeunes, de vivre de nouvelles expériences et de nous ouvrir à de nouveaux horizons.
Les Collectivités d’Outre Mer sont des départements Français au même titre que ceux de métropole, aujourd’hui je me demande si les annonces de la ministre ne remettent pas en cause le principe d’égalité des chances ô combien important pour des territoires ou le billet d’avion atteint facilement les 1200€ en période de haute saison. Cette question de la mobilité et de la continuité territoriale sera au centre du prochain mandat de la Confédération Etudiante au CNESER et c’est pour cela que je suis candidat en deuxième position sur la liste Confédération Etudiante.
Sébastien BOUCHIER
Étudiant en Management, élu au CA de l’université et du CROUS de La Réunion et deuxième sur la liste CNESER de la Confédération Etudiante.
N’avons-nous pas tous hésité en sortant du bac sur la poursuite de nos études ?
Problème réglé !
Histoire, Droit, Economie, Biologie ?
J’ai choisi la solution double cursus car j’étais très intéressée par l’économie et l’histoire et j’ai donc décidé de ne pas choisir et de pouvoir profiter des deux.
Le double cursus n’est pas encore très répandu et pour cause ! Le manque d’information concernant ce système est flagrant et les problèmes administrations des facs n’arrangent rien.
Il y a donc à la base un problème d’organisation et d’information autour du double cursus. Beaucoup pensent que ce n’est pas possible et l’administration elle-même n’est pas toujours capable d’informer les étudiants.
Pourtant ce système peut intéresser les étudiants comme je l’ai été.
Comment régler le problème ?
– Il faut dans un premier temps régler le problème d’information. Il faut que chaque étudiant qui s’inscrit à la fac puisse être au courant qu’il est possible de s’inscrire dans deux licences.
- Aujourd’hui s’inscrire en double cursus c’est payer deux fois les frais d’inscription, ce qui revient à des années universitaires à plus de 700 euros ! Il faut diminuer les frais d’inscription.
- Il faut aussi régler le problème des mutuelles : aujourd’hui, chaque inscription à la fac nécessite une inscription à une mutuelle étudiante, aujourd’hui, il faut donc payer 2 fois une mutuelle (bien que vous ne soyez pas deux fois mieux soigner en cas de maladie !!!).
En ce qui concerne la gestion des emplois du temps et la quantité de travail, beaucoup d’idée toutes faites circulent.
Tout d’abord il existe dans pratiquement toutes les facs (particulièrement facs de lettres) des régimes dérogatoires.
Ces régimes particuliers sont accessibles aux étudiants salariés, aux parents qui ne peuvent pas forcément se libérer, les étudiants engagés dans des syndicats ou ceux qui ont des problèmes de déplacements.
Le régime dérogatoire permet de ne pas avoir de TD (cours obligatoires) et de recevoir les cours par correspondance.
Nouveau problème :
Les cours coutent chers ! 35 euros par UE (matières), multiplié par le nombre de matières et le budget est important.
Par exemple : pour 6 matières : 210 euros + les frais d’inscriptions 700 euros = 910 euros !!!
Il faut donc régler le problème des cours :
- favoriser les envois par internet qui ne coutent rien
- permettre aux étudiants de la même promotion de se regrouper pour acheter les cours.
Il faut en croire mon expérience, poursuivre des études en double cursus n’est pas extrêmement difficile même s’il faut un minimum d’organisation.
Mais il n’y a pas de problème de combinaison des cours et d’emploi du temps surchargés.
Multipliez les cursus est un avantage, tout d’abord car il permet d’avoir deux licences dans deux disciplines différentes en seulement 3 ans.
Ensuite, vous pouvez choisir des masters dans les deux facs ou deux universités différentes.
C’est donc de manière générale un élargissement des compétences avant d’entrer sur le marché du travail.
Pauline Sevin
Etudiante en AES à Aix-Marseille 3 et en Histoire à Aix-Marseille 1
Elue au Conseil d’administration de l’université Paul Cézanne Aix-Marseille 3 Et 1Bis sur la liste au CNESER de la Confédération Etudiante.
Parler d’insertion professionnelle devient de moins en moins tabou dans l’enseignement supérieur et en particulier dans les universités. De plus en plus d’universités se s’approprient cette question et tentent d’apporter des réponses qui pour l’instant restent insuffisantes pour nous étudiants.
S’il est vrai que l’université n’est pas responsable du chômage, il est moins vrai de laisser entendre qu’elle n’a aucun rôle à jouer pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes.
Le combat mené par la confédération étudiante dans ce sens, au-delà de la 3e mission « Orientation et Insertion professionnelle », a permis depuis deux ans de créer des débats constructifs et de faire évoluer la situation.
Pour nous, des transformations ne verront le jour que quand les acteurs de la communauté universitaires se préoccuperont enfin de la réalité au lieu de s’enfermer dans des bulles idéologiques. Cette réalité, à l’université, c’est une situation immobile qui nous oblige à innover si nous voulons donner du sens à nos propositions.
Le constat accablant sur le chômage des jeunes, la crise et le manque de perspectives d’avenir, nous fait penser que la formation du 21eme siècle doit se faire en lien avec ce qui se passe dans la société. Nous avons vocation à être des acteurs utiles à la société. La manière de dispenser le savoir doit tenir compte de ce paramètre, ce qui ne veut pas dire qu’une connaissance ou une discipline serait inutile et qu’elle devrait être disqualifiée au profit d’une autre.
Nos manières intellectuelles de penser et d’appréhender les choses sont souvent définies par la nature du savoir et des disciplines avec lesquelles nous cohabitons. D’ailleurs, pour mieux éclaircir et traduire ces savoirs théoriques, nous avons besoin de faits concrets liés à notre quotidien.
C’est pourquoi, il est indispensable de valoriser nos filières notamment celle de lettres et sciences humaines. Cette valorisation commence par balayer les préjugés et les discours catastrophistes qui habitent ces filières depuis quelques années. C’est une certitude qu’on acquiert des compétences en philo, socio ,histoire, art , pchyco etc… comment et où les utiliser telle est la question.
C’est là que l’ouverture à la société est nécessaire pour rencontrer les personnes ayant fait les mêmes parcours pédagogiques que nous, mais aussi pour se confronter souvent à la réalité par le biais de stages, de nos engagements citoyens… pour savoir sur où et dans quoi nous pourrions travailler ? c’est pourquoi nous proposons d’organiser des rencontres avec des professionnels, mais aussi la construction du réseau des anciens.
Cette ouverture à la société permet de disposer de la bonne information pour entreprendre et aller chercher les outils qui aident à trouver de vraies pistes. C’est une démarche qui valorise à la fois l’université mais surtout les étudiants puis que la formation se poursuit avec une autre étape qui permet à l’étudiant de découvrir ses limites et d’entamer une phase de construction afin de mieux combler ses lacunes.
Les réponses que nous avons ne sont pas figées, elles ne sont pas des certitudes, mais constituent de sérieuses pistes sur lesquelles on peut trouver des solutions empiriques.
Cette vision s’inscrit dans l’une des logiques que nous défendons dans notre syndicalisme, celle d’être réaliste et de participer à construire les changements progressivement au-delà de la contestation nécessaire. C’est ce que nous avons fait avec détermination cette année. Avec la même détermination, nous continuerons à construire un rapport de force suffisant pour interpeller la puissance publique sur l’investissement nécessaire en termes de moyens et d’investissement sur la jeunesse.
Alors vous pouvez compter sur ce nouveau mandat de la Confédération Etudiante qui s’inscrira dans la même logique : Bousculer les ordres très établis !
Malick Ndione
Tête de liste pour la Confédération Etudiante au CNESER
Etudiant en Sociologie et élu à l’Université de Strasbourg
Après un an d’élections et de débats sur l’avenir de nos Universités, nous, représentants étudiants, avons la possibilité de voter au CNESER pour un syndicat qui porte un projet qui nous ressemble, ambitieux et crédible.
À la Confédération étudiante et avec nos partenaires, nous défendons une Université ouverte sur le monde qui nous entoure, formant les talents de demain. Face aux discours catastrophistes qui désignent les filières de lettres et sciences humaines comme des filières poubelles ou qui annoncent la mort d’universités, nous refusons ces raccourcis simplistes.
Nos filières nous permettent d’acquérir des connaissances et de développer des compétences reconnues dans le monde du travail. Quels que soient notre filière et notre niveau d’études, de la licence au doctorat, nous devons avoir la possibilité de les valoriser.
En deux ans, nous avons mené et déjà gagné de nombreux combats : création d’un dixième mois de bourses, interdiction des stages hors cursus, portefeuille de compétences, publication des taux de débouchés, bureau d’accueil des étudiants internationaux, ouverture tardive de la BU…
Pour le mandat à venir, nous continuerons d’agir pour que l’insertion professionnelle devienne une réalité pour tous, nous nous battrons pour valoriser la recherche et favoriser le vivre-ensemble et la démocratie !
Enora Hamon
Secrétaire générale de la Confédération Étudiante,
La Confédération étudiante, est un syndicat étudiant démocrate qui s’engage dans les universités pour améliorer les conditions de vie, d’étude et d’insertion professionnelle des étudiants. Nous nous engageons aussi sur des questions de société, telles que la démocratie, le vivre ensemble, la liberté d’expression, l’émancipation des femmes et le développement durable.
Nous voulons sensibiliser les étudiants sur les questions de solidarité internationale. C’est dans cet esprit que nous organisons des journées d’information avec Alter-éco dans plusieurs universités pour intéresser les étudiants à la consommation citoyenne et solidaire (Bio, équitable, durable…) sans que cela ne représente un budget trop important.
Cette opération sera lancé le Mercredi 2 Juin 2010 à l’université de Paris 3 Sorbonne Nouvelle (metro Censier, ligne 7) de 11h à 14h
La Confédération Etudiante souhaite développer dans les Universités des actions avec Alter Eco, spécialisé dans le commerce équitable en développant des actions qui prennent en compte les producteurs, les consommateurs et l’environnement tout en maximisant la valeur ajoutée des produits pour les pays du Sud et en favorisant l’agriculture biologique, en protégeant la biodiversité.
Par ailleurs, Alter-éco organise le 10 juin 2010 son premier Festival engagé et éco-conçu.
Cette manifestation qui fait suite à la quinzaine du commerce équitable (du 8 au 23 mai 2010) a pour objectif de rassembler, échanger et partager dans un cadre festif.
Lors de ce festival, des groupes tels que Bibi Tanga, Sierra Leone’s Refugee All Stars, Nuru Kane, Amsiwel et Mo DJ donneront un concert au Cabaret Sauvage de 18h00 à 1h30.
De très nombreuses associations et ONG seront présentes sur l’espace terrasse du cabaret afin d’animer mais aussi d’informer les festivaliers. Seront présents WWF, Greenpeace, Max Havelaar, Colibris, Tudo Bom, Tinkuy.fr, Sea Shepherd ainsi que Consoglobe. Au milieu de tous ces stands, vous retrouverez la Yourte Alter Eco.
Pour permettre à un maximum d’étudiants de participer à cet événement, la Confédération Etudiante lance une opération de prévente à demi-tarif : 10€ (au lieu de 20€) pour les 150 premiers étudiants qui s’inscrirons en envoyant un mail d’ici le 5 juin à : marie.andre@confederation-etudiante.org ou au 01 48 18 13 90 (demandez Marie)