[Avis de recherche] 700 mosquées disparues dans la nuit.

Tôt ce matin, l’équipe de campagne de François Hollande indiquait être inquiet pour environs 700 mosquées françaises ne donnant plus signe de vie.

Alerté par les sections locales du Parti Socialiste, les autorités ont immédiatement lancé une enquête préliminaire à l’échelle du territoire.

Le commissaire Mytho indiquait à 13h que les 700 disparues aurait été vu pour la dernière fois par les député UMP Eric Ciotti et Franck Riester respectivement mardi et mercredi. Le premier témoignait hier, devant plusieurs journalistes de l’AFP “700 mosquées de France se mobilisent pour François Hollande. Avec François Hollande, le vote communautaire est en marche.”.

Ce matin, c’est le secrétaire national de l’UMP Franck Riester qui déclarait avoir aperçu les mosquées disparue : “L’appel de 700 mosquées en faveur de François Hollande transgresse notre laïcité”

Thierry Mariani, encore enivré par le score du Front National au premier tour de l’élection présidentielle, confiait ce matin sur I-Télé être inquiet du vote communautaire quand il voit “certaines informations” tout en usant du conditionnel car, a-t-il déclaré en off, “J’étais complètement bourré, j’avais fêté le score de ma copine Marine pour la troisième nuit consécutive”.

Mais, depuis, le commissaire Mytho semble avoir complètement perdu la piste des 700 mosquées disparues. Après avoir soigneusement interrogé Mohammed Moussaoui, président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), le commissaire rapportait que “aucune information concernant un appel à voter pour un candidat” n’avait été découverte. Citant ainsi son principal suspect : “Les mosquées et les institutions religieuse doivent observer la strictes neutralité à l’égard des candidats dans le respect des principes de la laïcité”.

Abdallah Zekri, président de l’observatoire de l’islamophobie, à son tour suspecté, affirme que “200 responsables d’associations culturelles ou cultuelles, dont quelques imams, avaient appelé à voter mais sans désigner de candidat”. Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, lui aussi interrogé dans les locaux du commissaire Mytho, aurait par ailleurs appelé à ne pas laisser les institutions musulmanes s’immiscer dans l’élection présidentielle conduisant ainsi les autorités dans une nouvelle impasse.

Le ministère de l’intérieur appelle donc cet après-midi les citoyens à la plus grande vigilance. Il compte, aussi, sur la Twittosphère pour participer activement aux recherches. Il rappelle, enfin, que les premières 48h sont capitales dans un cas d’alerte enlèvement et que l’équipe du commissaire Mytho devrait très rapidement être assisté de la 666ème brigade du Front National.

[SCOOP] Une cellule terroriste démantelée à TF1 #JTHollande

En matière de terrorisme, les enquêtes et les arrestations se succèdent et s’accélèrent depuis la mort de Mohamed Merah. Les services de l’État pour lutte contre le terrorisme sont sur le qui-vive depuis que le président-candidat a décidé de tout faire pour cacher son bilan en matière de sécurité. Ainsi, à peine quelques heures après l’annonce faite par le Président de la République, de la découverte d’un nouveau réseau de terrorisme dit “médiatique” dont l’une des cellules semblait sévir régulièrement aux heures de grande écoute, la DCRI annonce une série d’arrestations spectaculaires dans les bureaux de TF1.

Une source anonyme nous confirme, en effet, que la police surveillait de très près un certain nombre de journalistes de la chaîne dont on soupçonnait l’appartenance à une cellule de “terrorisme médiatique” particulièrement active depuis 2002.

Mais, c’est le Journal Télévisé de 20H du mardi 24 Avril dernier qui a provoqué l’arrestation précipité de plusieurs journalistes dans les locaux de la chaîne dont, nous dit-on en off, Laurence Ferrari, Jean-Pierre Pernaut, Claire Chazal et François Bachy. Une source au ministère de l’intérieur nous confirme en effet que, parmi les quatre personnes mises en examens ce soir, deux d’entre-elles ont été surprises en flagrant-délit de Sarkozysme au moment de l’interview du candidat socialiste François Hollande. Les deux prévenus auraient notamment échangé un certain nombre de messages codés que notre rédaction a pu se procurer. Décryptage.

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Vrai-Travail / Faux-Travail : le Petit Robert prévoit une mise à jour

La campagne du second tour a donc bel et bien commencée et, après avoir polémiqué plusieurs heures à propos d’un débat sur le débat, le candidat sortant a failli  abordé un vrai sujet : le travail.

“Failli” car finalement, au lieu d’aborder la question du travail, Nicolas Sarkozy lui a opposé le “vrai travail” en déclarant vouloir organiser le 1er Mai une sorte de contre-manifestation. Le candidat d’une droite affaiblie par un premier tour peu flatteur inaugure donc une nouvelle idéologie politique : l’UMPFN. Ainsi, en deux mots si simple, juxtaposé l’un à l’autre, le président – bientôt sorti – a associé la “valeur travail” si chère à la droite et la “division” si chère à l’extrême droite.

Cette nouvelle polémique vient donc démentir tous les commentateurs politique – exception faites des journalistes du Figaro qui n’ont jamais perdu la foie – qui prétendait encore récemment que Nicolas Sarkozy avait perdu toute créativité et toute dynamique intellectuelle. À ceux qui s’étonnaient de la pauvreté du discours et du programme de l’UMP, à ceux y voyaient le signe une décadence intellectuelle de la droite et qui lui reprochaient de se contenter de repeindre le discours du FN, voilà la preuve que, non, la droite n’a rien perdu de sa créativité qui avait fait recette en 2007 ! Car, bien sur, il ne fallait pas manquer d’imagination pour réinventer le concept de travail tout en s’adressant d’une part à l’électorat de la droite Républicaine et de l’autre à l’électorat de celle qui ne l’est pas. C’est maintenant chose faîte et il ne fait aucun doute que la prochaine édition du Petit Robert tiendra compte de ce changement de point de vu en donnant deux définitions distinctes :

  • vrai-travail  [va-ye], n. m. 1 Effort que l’on fait véritablement, peine que l’on prend pour exécuter une chose. Faire un vrai-travail, faire un travail de français. 2 Occupation rétribuée autre que le journalisme, le syndicalisme et l’associatif, à laquelle on se livre pour gagner sa vie.  Ex : Rentier
  • faux-travail [va-ye], n. m. 1 Effort que l’on fait à moitié, peine que l’on ne prend pas pour exécuter une chose. Faire un faux-travail, faire un travail d’arabe. 2 Oisiveté rétribuée à laquelle on se livre pour être assisté de la société. Ex: assistante sociale, infirmière

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À gauche, rassemblons-nous ! À droite, rejoignez-nous !

La vague que Brice de Nice Sarkozy attendait n’est donc jamais venue. En réalisant le score le plus bas depuis 1910 et en arrivant à la seconde place, la droite signe un nouvel échec.

Ainsi, en choisissant de mettre François Hollande en tête du premier tour de l’élection présidentielle, les français ont d’abord fait le choix de la gauche contre une droite qui a échoué depuis 10 ans. En cela, ils ont affirmé, plus que jamais, l’existence d’un réel clivage politique et idéologique entre deux visions pour la France qui s’affrontent. Et en ce sens, à tous ceux qui, à gauche, ont voté pour d’autres candidats, affirmant ainsi que François Hollande n’est pas “assez à gauche”, pas “vraiment de gauche” ou encore qu’il est de droite, il faut dire que la gauche, ça n’est pas la droite et, oui, François Hollande c’est la gauche. Une gauche plus forte que jamais. Une gauche choisie et voulue par les citoyens.

A ceux, donc, qui ont vu en Jean-Luc Mélenchon, ou Philippe Poutou, une gauche plus “vraie” que celle de François Hollande, rappelons ceci : Être de gauche, c’est croire d’abord au progrès social et humain. Et si être de gauche, c’est, comme chacun dans la République, affirmer l’importance de la liberté des peuples et des êtres, c’est aussi croire que la soumission à l’économie de marché et au capitalisme financiarisé est un frein à cette liberté. C’est cette vision qui nous pousse à combattre, main dans la main, le creusement des inégalités. C’est cette vision qui doit nous unir dès à présent, pour affirmer haut et fort la place de l’être humain loin devant celle de la finance dérégulée. Alors, oui, parce qu’il affirme sans complexe qu’il n’y a pas de liberté pour l’Homme sans un contrôle strict de l’économie de marché, François Hollande est un homme de gauche. Il en est désormais le porte-parole et c’est à nous de nous rassembler pour battre largement la droite le 6 Mai prochain !

Mais l’échec de la droite, c’est aussi le score malheureux de l’extrême droite. A près de 18% des voix, Marine Le Pen enregistre le score le plus haut de la Vème République pour une candidate d’extrême droite. C’est la conséquence logique de 5 ans de manœuvres politiciennes au service de l’extrême droite. Et si Nicolas Sarkozy a bien tord d’affirmer que François Hollande est l’otage du Front de Gauche, nous avons raison en revanche, d’affirmer qu’il est, sans conteste, celui de l’extrême droite. En tenant pendant tout son quinquennat un discours toujours plus stigmatisant, en entretenant une politique de la peur et du rejet de l’autre, en échouant aussi, sur tous les sujets, Nicolas Sarkozy doit être tenu pour responsable d’un tel score de l’extrême droite. Tout dans sa campagne, était orchestré pour installer un discours nauséabond dans le pays : débat sur le Hallal, stigmatisation des musulmans, sortie de l’espace Shengen, campagne éclair sans programme, etc. Le but : ne surtout pas parler des sujets qui inquiètent véritablement les Français et aller chercher les électeurs du Front National. Mais, évidement, personne ne choisi la copie à l’orignal et le résultat fait peur.

Dans ce contexte, les électeurs et militants de la droite Républicaine doivent se poser la question de leur responsabilité au second tour. Je ne veux pas croire qu’en France, l’extrême droite représente 45% des électeurs. En réalité, il y a deux droites : celle qui adhère à un modèle économique, une vision, des valeurs, mais qui n’oublie pas, non plus, les valeurs de notre République. Et celle qui est prête à mettre de côté la République le temps d’une stratégie électoraliste.

Il est logique et respectable que, lors du premier tour, l’électorat de droite se soit mobilisé autour de Nicolas Sarkozy, seul candidat. Mais, le score de Marine Le Pen doit faire réfléchir. Peut-on accepter, quand on est républicain, que l’extrême droite fasse un si gros score? Ne peut-on pas craindre, aussi, que Nicolas Sarkozy aggrave plus encore la monté du discours frontiste s’il est réélu? Si l’on est attaché aux valeurs de la République, si l’on croit à la cohésion du peuple Français dans toute sa diversité, si l’on adhère aux valeurs du vivre ensemble, il n’est plus temps de douter : Nicolas Sarkozy ne doit pas être réélu. Et s’il existe bien un véritable clivage entre la droite et la gauche, entre Sarkozy et Hollande, l’attachement aux valeurs de la République doit être plus fort que cela. C’est à ce choix là que les citoyens de droite sont confrontés : choisir la République ou choisir la droite.

Un nouvel échec de Sarkozy, un nouvel espoir pour la France

Il est loin le temps des spéculations et des espoirs à droite. En réalité, l’espoir est du côté de la gauche et du peuple Français. Ce soir, compte tenu des résultats exceptionnels de François Hollande au premier tour de l’élection présidentielle, trois conclusions s’imposent.

La première, c’est évidement que la France à fait savoir, plus que jamais – plus qu’en 81 – son désir de changement. Jamais, dans l’histoire de notre République, un candidat non-sortant n’avait obtenu un tel score au premier tour et, à fortiori, en étant en tête. C’est, sans doute, le signe que le système libéral voulu et entretenu par la droite depuis 10 ans, les français n’en veulent plus. Ils n’acceptent plus le creusement des inégalités et le système de privilèges mis en place par une droite plus proche des idées de Front National que jamais. Face à cela, le peuple Français à fait le choix de la gauche. Une gauche rassembleuse et ambitieuse qui a fait de son combat contre les inégalités, une priorité absolue. Cette différence fondamentale entre la droite et la gauche, qui fait que la première a mis la politique au service de l’économie et de la finance quand la seconde choisi de mettre l’économie au service de la politique, les français l’ont compris et ont tranché. Et si, aujourd’hui, François Hollande est en tête du premier tour, c’est d’abord parce que la France a choisi la gauche plutôt que la droite. Aussi, dès à présent, le candidat du Parti Socialiste se fait, par son score, porte parole de la gauche toute entière. C’est en ce sens que chacun et chacune qui, à gauche, avait choisi d’autres candidat, devrait dés à présent nous rejoindre dans notre combat contre les inégalités !

La seconde, c’est aussi la défaite de Nicolas Sarkozy. Un nouvel échec qui, sans-doute, lui sera fatal. Le président sortant qui voyait une vague monter et qui, il y a peu encore, spéculait sur sa victoire au premier tour, se retrouve une nouvelle fois face à son échec. Un échec d’autant plus dur qu’après avoir rassemblé l’ensemble de la droite au prix, souvent, de concessions électoralistes et droitière, l’UMP voit son score plus faible que celui du Parti Socialiste à lui seul. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait, que la France a choisi de rejeter massivement le système de privilèges mis en place par la droite depuis 10 ans.

La troisième, enfin, c’est l’effroyable score du Front National. Ce score – le plus élevé de l’histoire de la Vème République – c’est d’abord la responsabilité du président sortant. Lui qui se vantait en 2007 d’avoir tué le Front National, n’a fait que le renforcé par un discours nauséabond  qu’il a savamment entretenu durant 5 ans.  C’est d’autant plus sa responsabilité que l’échec de la droite à gouverner la France en période de crise à permis la monté d’un sentiment “anti-politique” et “anti-système” en réponse à toutes les inquiétudes que génèrent l’accroissement des inégalités. Chacun, à gauche comme à droite, doit être conscient du caractère dramatique du score de Marine Le Pen ce soir. En ce sens, il est temps, pour tout ceux qui, à droite, refuse le discours stigmatisant et l’amalgame permanent qu’entretient Sarkozy depuis 5 ans, d’exprimer clairement ce refus dans les urnes le 6 Mai prochain. Il y a la droite, il y a la gauche. Deux visions de la politique, deux idéologies qui s’affrontent, deux système économique en concurrence. Et puis, il y a la République. Une République mise à mal depuis par 5 ans de Sarkozysme. Une République qui à tremblé ce soir à la vu du score de Marine Le Pen. Oui, la gauche, ça n’est pas la droite. Mais au delà des convictions politique, la République et les citoyens doivent s’unir pour combattre ceux qui installent progressivement dans notre pays un radicalisme dangereux pour l’avenir de notre nation.

Choisir François Hollande, choisir une société qui fait le pari de l’avenir

J’ai 23 ans. Certains m’appellent “jeune”, d’autres “monsieur”, d’autres encore “camarade”. J’appartiens à cette génération que la société appelle Y car, aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu un ordinateur chez moi. Et si, pour moi, l’information en temps réelle n’est pas une nouveauté mais une réalité, j’ai souvent le sentiment d’appartenir à un temps politique différent de ceux qui m’entourent.

Pour moi, Mitterrand et les trente glorieuses appartiennent à un siècle qui n’existe que dans les livres d’Histoire. Je ne me souviens d’aucune des grandes réformes de la gauche et je ne connais du gouvernement Jospin que ce qu’on m’en raconte. Ma réalité à moi est différente. J’ai vécu près de la moitié de ma vie sous des gouvernements de droite et, bien loin du plein emploi, je n’ai de souvenir que la dette qui augmente et le rabotage des acquis sociaux. Jamais je n’ai vu le Front National à moins de 15% et, pour moi, le discours sécuritaire ou stigmatisant n’est pas une exception mais une réalité ancré dans le seul paysage politique que je connaisse.

Chômage, absentéisme scolaire, manque de perspective d’avenir, abstention, déficit public. On dit de ma génération qu’elle est sacrifiée, mais je ne suis pas résigné. Je ne crois pas aux discours fatalistes qui veulent nous faire croire que la politique ne peut plus rien face à une économie mondialisée et dirigée par une manne financière surpuissante. J’ai vu, pourtant, à quel point ma génération est touché par ce système de pensé. Il conduit à l’apolitisme et j’ai choisi de le combattre car sa propagation entretient nécessairement la montée des extrêmes.

La droite au pouvoir dit de moi que je suis paresseux et assisté. Elle dit que je n’ai pas de culture, pas de savoir vivre, pas de volonté. Elle considère que c’est à mes parents – bien plus qu’à la société – de faire en sorte que je réussisse. Une partie de la gauche me considère comme victime et veux me protéger à grand coup de mesures égalitaristes. Mais ma France à moi est pleine de talents. C’est une France créative et novatrice. Elle a des compétences, mais ne rentre pas toujours dans le moule qu’on veut lui imposer. Elle veux retrouver la confiance en l’avenir mais refuse qu’on l’assiste. Ma France à moi sait que demain ne se fera pas sans elle et veut prendre sa place en toute liberté dans la société. Elle y est résolu et ne laissera personne construire demain à sa place.

Il n’y a pas de « choc » des générations et je refuse l’idée que la jeunesse s’oppose au reste de la société. Au contraire, c’est à nous de réfléchir à la façon de mettre en place une solidarité entre les générations afin d’assurer le progrès de notre société. Ce que je veux en tant que jeune c’est, d’abord, une liberté de choix.

L’élection présidentielle qui va se jouer le 22 Avril et le 6 Mai est une nouvelle occasion pour moi de faire un choix et de défendre une vision de la société. Du 21 avril 2002, bien trop jeune pour voter, je ne me souviens que de mes parents ayant passé la soirée à chercher à qui la faute. Aussi, pour moi, le “vote utile” n’a pas de réalité et si j’ai choisi François Hollande, c’est par réelle conviction bien plus que par nécessité.

François Hollande a compris qu’il n’y a pas de société d’avenir sans avenir pour moi. Il a compris que je suis prêt à construire cette société si on m’en donne les moyens. Il a compris, aussi, qu’il n’y a pas UNE jeunesse mais des jeunes. Et en ce sens, il préfère les propositions qui tiennent compte de nos parcours individuels aux solutions uniques qui nous cloisonnent. Il a montré, aussi, sa capacité à innover en politique, sur la forme et sur le fond. Il est capable, finalement, de rassembler au delà des choix partisans.

Cette société qui m’a élevé a besoin d’un nouveau souffle, d’une nouvelle vision de la politique que celle de la droite au pouvoir depuis trop longtemps. Elle a besoin, surtout, de faire le pari de l’avenir. François Hollande l’a compris et a choisi de se battre pour défendre cette idée quand bien des stratégies électorales aurait pu le faire renoncer.

Le 22 Avril 2012, comme-moi, nous serons des millions à trancher parmi 10 visions de la société, 10 projets politiques. Il y aura à choisir, d’abord, entre une droite qui a fait la preuve de ses échecs depuis 10 ans et une gauche porteuse d’espoir. Mais, au delà encore, j’ai la profonde conviction que François Hollande porte un projet à la hauteur des espérances de ma génération. C’est cette conviction, cet espoir, qui me poussera à mettre un bulletin “François Hollande” dans l’urne dès dimanche. Et j’en appelle tous ceux qui, à gauche ou à droite, se reconnaissent dans les attentes de ma génération, à en faire de même.

Un meeting à deux doigts du changement

“Quelque chose s’est levé et ne s’arrêtera pas”. [S. Royal]

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy est un échec sur tous les sujets. Et au delà de l’échec, le président – candidat à un nouvel échec – a surtout blessé la France au plus profond de son cœur. En menant une politique sans autre cap que l’électoralisme et la réaction, Nicolas Sarkozy a poussé la République Français à se renier elle-même : division des français, discriminations, creusement des inégalités, favoritisme, clientélisme.

La France a besoin d’un nouveau souffle. Un souffle juste qui rétablisse la grandeur de la République Française dans sa dimension sociale. Un souffle nouveau qui impulse une dynamique nouvelle à notre pays, ses institutions, son économie.

A 8 jours, du premier tour de l’élection présidentielle, ce changement dont la France et les français ont tant besoin est en marche. Émotion, euphorie et doute se sont succéder  tour à tour dans le cœur et la tête de ceux qui, à gauche, soutiennent Français Hollande. Mais à 8 jours de la première étape du changement attendu depuis le 21 Avril 2002, une nouvelle dynamique s’annonce dans les sondages.

Ainsi donc, la stratégie de Sarkozy est à l’image de son quinquennat : un échec. Celui qui voulait être suffisamment haut au premier tour pour espérer une victoire au second, se voit contrains de faire face à son bilan pour la seconde fois, celui de sa campagne.

En pariant sur la crédulité des Français, le président sortant à largement sous-estimé un peuple qui n’a jamais cessé de se battre pour la justice sociale. En croyant qu’il suffit de réagir sans jamais répondre, la droite s’est trompé sur la capacité des français à juger leurs responsables politiques. Et, avec tout le mépris dont Nicolas Sarkozy fait part à l’égard des citoyens, il n’a pas vu qu’une campagne faites de mensonges et de dénigrement ne suffit pas à créer une dynamique.

Face à lui, Français Hollande ne s’est pas laissé démonté et même si, parfois, le doute s’est installé dans la campagne, la nouvelle dynamique qui semble naître aujourd’hui est la preuve d’une campagne sans faille. Là où Sarkozy a choisi la réaction, Hollande, lui, a choisi la constance. Une façon, certainement, de rompre avec l’image du quinquennat qui se terminera bientôt. Une stratégie, aussi, pour ne jamais donner à Sarkozy le bâton pour se faire battre.

Aussi, cette semaine, 3 des 6 grands instituts de sondages donnaient François Hollande à nouveau en tête au premier tour. Pourtant, ces sondages sont les premiers à tenir compte de l’effet “programme de Sarkozy” sorti en fin de semaine dernière. Une bonne preuve, s’il en fallait une de plus, qu’aux effets d’annonces, les français préfèrent un programme et un agenda clair et cohérent.

Mais les sondages restent des sondages et, si près du but, François Hollande aura besoin de toutes les forces des socialistes pour marquer le coup au soir du premier tour. Militants, sympathisants ou soutiens occasionnels, tous, nous devrons être sur le front pour faire de cette dernière semaine la marque d’une campagne réussi. C’est la condition nécessaire au changement que nous attendons.

Dans ce contexte, le meeting de François Hollande ce dimanche 15 Avril au parc de Vincennes sera la ligne de départ d’une semaine folle où la réussite du candidat socialiste reposera sur nos épaules. C’est aussi une nouvelle occasion de montrer à cette droite qui a fait le choix du populisme, que la France et les français sont plus forts que la facilité qui conduit au rejet de l’autre. Et, ne nous y trompons pas, le président sortant, affaibli dans les sondages, n’hésitera pas à tenter le tout pour le tout. A nous, donc, de crier plus fort encore notre soif de justice sociale !

Soyons le plus nombreux possible dimanche pour porter François Hollande au plus haut le soir du premier tour !

Ces quartiers qui choisissent Hollande et font peur à Sarkozy.

Ils sont bien là, présents, vivants et riants. Ceux qu’on appelle souvent en généralisant les abstentionnistes des quartiers, les citoyens des couches populaires ou les habitants des cités n’ont pas oublié l’enjeu du 22 Avril. Ces femmes et ces hommes, trop souvent exclus du débat politique, savent pourtant de quoi ils parlent quand les deux principaux candidats à la présidence de la République viennent les voir. Bien loin des clichés qui voudrait faire croire que la politique est un sujet d’élites et que, dans les quartiers populaires de la région parisienne, la fatalité qui conduit à l’abstention et au désintéressement a pris le dessus.

Chaque fois, je suis impressionné par la richesse des débats politiques qui règnent dans les cafés de ma circonscription de l’Essonne, aux Ulis. Déjà, pendant les primaires, j’avais senti la ferveur politique qui anime ces quartiers. Abstention, désintéressement, rejet des politiques, rejet de la France? Rien de plus que des mots dans la bouche de ceux, à droite ou dans les quartiers bourgeois de Paris, qui n’ont jamais pris le temps d’aller voir ce qui se passe vraiment dans ces villes.

Les femmes, les hommes, souvent jeunes, parfois encore collégiens, parfois travailleurs, parfois au chômage, tous se sentent concerné par le débat politique, tous ont un avis. Ils connaissent les enjeux et ils espèrent. Mais ici, pas question de parler d’allocation rentré, de RSA ou d’allocation familiale. Exit les clichés nauséabond de la droite et de l’extrême droite. Cette jeunesse là n’est pas différente de celle des centres villes : elle a les mêmes espoirs pour elle-même et si les attentes ne sont pas toujours similaires, elle pose pourtant les mêmes conditions : ni sacrifiés, ni assistés.

Aussi, elle n’oublie pas, cette jeunesse, ce que Sarkozy lui a fait : méprisée, discriminée, sans cesse stigmatisée par la droite au pouvoir, elle n’a pas envie de recommencer. Alors quand, en l’espace de 5 jours, les deux principaux candidats à l’élection présidentielle – la droite et la gauche – décident d’aller la voir, elle fait son choix et l’affirme haut et fort ! Une façon, sans doute aussi, de répondre coups pour coups à la manière d’aborder la question des quartiers populaires.

Et donc, en fin de semaine dernière et en début de semaine, ceux sont deux modèles, deux visions, deux façons de faire qui se sont affrontés sur le terrain. Ceux sont aussi deux réponses.

Ainsi, quand François Hollande décide de visiter les quartiers populaires, il l’annonce, il le cris et surtout, il le fait. Pour de vrai. Nul besoin d’artifices, de sécurité renforcée ou de mise en scène organisée par le Parti Socialiste. Rien d’autre que le RER à la gare du nord, en heure de pointe. La meilleure façon, sans doute, d’aller au contact des citoyens qui espèrent tant. Continue reading

La sale campagne de la droite

J’ai le sentiment d’écrire cette même phrase dans chacun de mes billets mais, définitivement : la droite panique.

Aujourd’hui encore, deux nouveaux sondages donnent François Hollande et Nicolas Sarkozy au coude à coude au premier tour et le premier largement vainqueur au second. 28,5% contre 29% et 55 versus 45 respectivement pour Ipsos. 28 contre 27 et 53 à 47 pour Harris Interactive. “Du jamais vu”  affirme Libération d’aujourd’hui.

Alors tous les moyens sont bons à droite pour tenter désespérément d’inverser la tendance. Quitte à salement pourrir la campagne à coup debuzzs faussement montés et de diffamation sur la toile. L’objectif est clair : désintéresser les Français de la seule campagne qui les intéresse encore. Et tout, dans la stratégie de Nicolas Sarkozy, est au service de cet objectif.

Il y a, bien sûr, les dénigrements et le martèlement de mensonges plus ou moins flagrant sur la gauche, son histoire, son bilan et sa capacité de nuisance en matière de comptes publics. La méthode n’a pas changé depuis l’élection d’un autre François en 1981. Et chaque campagne s’avère être une occasion supplémentaire  pour la droite d’enrichir les clichés sur la mauvaise gestion faite par la gauche des finances publiques. Ainsi, après avoir clamé que François Hollande mettrait la France dans le même état que la Grèce, l’UMP s’est attaqué à la situation de laCorrèze qui serait 1) catastrophique du fait de la mauvaise gestion du Parti Socialiste, et 2) un aperçu de ce que ferait François Hollande à la France. Il suffit pourtant de jeter un œil, ci-dessous et ici, pour constater que tout cela est bien loin de la réalité : en effet, “la dette du département augmente moins vite sous Hollande que sous son prédécesseur UMP: de 258 à 346 millions d’euros de fin 2007 à fin 2010, alors qu’elle était passée de 106 à 258 millions de fin 2004 à fin 2007.”

On voit également les différentes personnalités de droite défiler dans les médias en expliquant, comme en 1995, en 2002 et en 2007, que la gauche n’a pas de programme, pas de propositions, sans jamais se faire reprendre par les commentateurs politiques ; le comble quand on sait que François Hollande a été pendant longtemps le seul à disposer d’un programme clairement établi et diffusé sur Internet et sur le terrain. Un comble surtout quand on voit le pseudo-programme de Sarkozy, qui ressemble bien plus à une sorte de liste de course gribouillée sur un post-it collé sur le frigo à laquelle on rajoute de temps en temps des propositions à la volée pour faire plaisir à tel ou tel électorat, ou, tout simplement, pour s’assurer que le niveau de la campagne ne monte pas trop haut

Sur la question des impôts, comme sur le reste, tout est permis à droite. Et chacun, du Modem au Front National, s’offre le petit plaisir d’entretenir le mythe d’une gauche qui taxe. Mais, là encore, rien n’est moins vrai. Thomas Picketty reviens d’ailleurs sur cette question dans Libération. En réalité, les programmes de l’UMP et du PS sont au coude à coude tant concernant les dépenses que les recettes avec cette différence majeure que François Hollande, lui, explique clairement d’où viennent les nouvelles recettes (ISF, tranche supplémentaire de l’impôt sur le revenu, etc. En gros, taxer les plus riches d’abord) quand Nicolas Sarkozy se contente de donner des chiffres pour éviter d’avoir à expliquer d’où viendront les nouveaux prélèvements (TVA, taxe sur les mutuelles, etc. En gros, taxer les classes moyennes.)

Il y a, aussi, les attaques plus calculées et moins visibles. L’idée est simple : donner astucieusement à François Hollande, un positionnement plus proche du Modem que de la Gauche dans un premier temps. Faire l’éloge du Front de Gauche pour faire diminuer le score du PS au premier tour ensuite. Ainsi a-t-on pu voir récemment sur le site du Monde.fr une tribune intitulée “Centristes, nous soutenons M. Hollande” où de parfaits inconnus se revendiquant du Modem déclarent vouloir voter Hollande dès le premier tour. Une façon, donc, de montrer que si le candidat de la gauche est en mesure de rassembler des centristes, c’est qu’il en est un. Je n’irai pas jusqu’à écrire que ce soutien fortuit est une mascarade organisée par la droite… quoi que?! Les exemples du genre sont pourtant nombreux et on retiendra certainement aussi cette tribune sur l’éducation d’Alexandre Jardin, aux accents Sarkozystes, qui va jusqu’à féliciter Mélenchon pour son programme.

Et puis, plus l’échéance du premier tour approche, forcée de constater que la stratégie de pourrissement habituelle de la droite ne permet pas d’écorcher la dynamique de François Hollande dans les sondages, l’UMP décide d’aller plus loin encore. Quitte, à mettre un pied de l’autre côté de la ligne rouge qui sépare le légal de l’illégal et la décence de l’indécence. Pour cela, pas de stratégie particulière. Pas non plus de “coup médiatique”. Il aura suffit de laisser carte blanche aux « jeunes pop’ » sur les réseaux sociaux, les blogs et les sites d’informations. L’UMP ne s’embarrasse même plus de consignes de comportement sur la toile et, au contraire, encourage ceux qu’on appelle les trolls à laisser déborder leur imagination la plus salle du moment. Voici donc comment, juste après les événements de Toulouse, les internautes ont pu découvrir une photo de François Hollande légendée ainsi : “François Hollande pris en photo avec Mohamed Merah” :

En réalité, sur la photo, l’un des jeunes que la droite a dénoncé comme étant Mohamed Merah ne l’était évidement pas et le pauvre à a dû se sentir très mal en voyant ça.

Plus récemment, on a vu fleurir aussi sur les blogs et dans les commentaires du Figaro (qui joue souvent le rôle de défouloir xénophobe et raciste pour les sympathisants Sarkozystes) un pseudo-extrait d’un pseudo article citant un pseudo-discours de François Hollande dont voici le contenu :

François Hollande
« Les habitants islamiques ou pas, des cités, vous êtes l’avenir de la France. »
Le 05/03/2012, 15h à EVRY, sous les acclamations délirantes d’un public arabo-français de 6000 personnes…
« Ici, c’est la nouvelle France, celle qui émerge, celle qui engage, celle du futur… »
« Vous les habitants islamiques ou pas, des cités, vous êtes l’avenir de la France, vous êtes la génération montante, celle qui sauvera ce pays de la ruine, vous affrontez durement la réalité, je n’ignore rien de la difficulté d’accéder au logement », « au travail (…) Je sais aussi que l’insécurité n’est pas ce que dit l’opposition », a-t-il lancé.
« Je veux m’appuyer sur ses quartiers populaires (…) J’aime cette France et j’aime ces français, je n’oppose personne, je ne stigmatise personne, je ne considère pas qu’il y aurait une anti-France, bien au contraire
», a poursuivi le candidat suicidaire PS. « Moi, je ne veux pas installer la peur, je veux au contraire faire émerger l’espoir » et « je veux rassembler les Français », a-t-il dit.
Jugeant « inadmissible que des je
unes citoyens comme vous ne puissent pas accéder à l’emploi à cause de leur lieu d’habitation ou de leur couleur de peau ». Il a demandé: « Est-il normal que ce soient toujours les mêmes jeunes qui se fassent interpeller, suspecter? », « est-il normal que des milliers de personnes attendent des jours dans la nuit, dans le froid, pour attendre tout simplement des papiers français ? »
« Et bien moi, je dis non ! je vais vous donner des papiers, et vous serez aussi Français que les Français de souches de ce pays…… »

Un nouveau fake particulièrement sale qui montre à quel point la droite Sarkozyste est prête à tout pour rabaisser le niveau de cette campagne présidentielle. Une stratégie déjà annoncée pourtant, dés lors que le président sortant disait vouloir faire une campagne éclair et sortir son programme le plus tard possible. Une bonne façon, sans doute, de laisser pourrir le débat et de donner le plus grand espace possible aux snipers et aux trolls de l’UMP pour surtout éviter un débat d’idée qu’il elle sait perdu d’avance.

Mélenchon, candidat de l’imposture.

A son niveau le plus haut dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon fait depuis quelques semaines l’objet de toutes les chroniques politiques. Fort de son talent de tribun or pair, le camarade Mélenchon parti en guerre contre le grand capital en 2008 fait l’objet de bien des attentions : à droite, à gauche et dans les médias.
A droite bien sûr, parce qu’il est vu et espéré comme un possible responsable de la défaite de François Hollande. A gauche évidement, car sa monté dans les sondages contribue à la dynamique de la gauche. Mais aussi parce qu’elle pousse le Parti Socialiste à sans cesse remettre en question sa campagne. Dans les médias enfin, car Mélenchon est le roi de l’invective et de la petite phrase que savourent tant les chaînes d’information en continu
Ainsi peut-on observer sur les réseaux sociaux et sur le terrain, des militants du Front de Gauche souvent plus agressifs envers François Hollande qu’envers le candidat de la droite ultralibérale. Force est de constater aussi que cette stratégie à tendance à semer le doute dans l’électorat de gauche. Parmi les abstentionnistes de gauche bien sûr, mais, plus récemment, parmi les électeurs de François Hollande. Et, pire encore, cette stratégie de dénigrement du seul candidat de gauche passible d’être aux commandes fait naître dans la tête de certains électeurs l’idée d’une abstention en cas de second tour Hollande/Sarkozy. Ainsi le représentant de la gauche de la gauche enfume quadruplement l’électorat de gauche. En prétendant qu’il est de gauche quand Hollande est de droite, d’abord. En faisant croire qu’il est à la hauteur de la fonction présidentielle, ensuite. En pointant du doigt le mauvais adversaire, aussi. En faisant croire que, lui, est différent des autres, enfin.
Il est clair, en effet, que l’élection présidentielle Française se vit d’abord comme un choix de société. Elle est une occasion donnée à chacun de choisir tous les cinq ans entre la droite et la gauche. En ce sens, en prétendant qu’Hollande est finalement assez proche de l’idéologie sarkozyste, Jean-Luc Mélenchon prend le risque de flouter le clivage politique. Car, faut-il le rappeler, la politique ne se confond pas avec l’économie. En prétendant qu’Hollande ne fera pas mieux – de son point de vue – que Sarkozy, le leader du Front de Gauche éclipse volontairement cet élément fondamental sans lequel le clivage politique se résumerait à un clivage économique.
Pourtant, personne – pas même Mélenchon – ne peut nier la réalité du clivage politique entre la droite et la gauche. Impossible non plus de nier les profondes différences qui séparent Sarkozy et Hollande dans les visions de la société et dans la façon de faire de la politique. Le premier est un conservateur assumé quand le second fait preuve chaque jour du progressisme qui l’anime. A ce titre, j’attends avec impatience le militant du Front de Gauche qui viendra expliquer ici que François Hollande s’acoquine avec le Front National, la division, la stigmatisation et le racisme d’état comme le fait la droite pour servir ses calculs électoraux. Il n’est pas encore né, non plus, celui qui démontrera que François Hollande est près prêt à sacrifier l’aventure Européenne sur l’hôtel du replis repli sur soi. Mais en choisissant de brouiller le clivage gauche – droite, Mélenchon adopte finalement la même stratégie que le Front National au risque, bien sûr, de le servir. C’est la première imposture.
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