Le blog de Sébastien Le Gall

«Le peuple s’intéresse à la politique quand la politique s’intéresse à lui.» [S. Royal]
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Être au PS, signifie t-il nécessairement être formaté?

Sébastien Le Gall | December 27, 2009

Plus le temps passe, et plus la situation se dégrade au sein du Parti Socialiste. Mes avis, mes opinions et les positions que je prends au sein des socialistes m’ont souvent amenés à me faire reprendre, notamment sur un point : l’unité.

Les citoyens français le savent bien, depuis plusieurs années, la situation du PS vas de mal en pis. Faute de division, commentent souvent journalistes et chroniqueurs. C’est finalement cette analyse que les camarades, et de nombreux citoyens se sont appropriés. Pour beaucoup, les échecs du socialisme français sont dû en très grande partie à l’incapacité des dirigeant à se mettre d’accord. Et la raison principale, si l’on en croit cette analyse, en est l’ambition trop grande des éléphants.
Partant du constat que de nombreux acteurs du monde politique ainsi que de nombreux citoyens semblent s’accorder sur cette théorie, plusieurs personnalités ont construit leurs campagnes internes sur le rassemblement des forces de gauche. Parmi celles-ci on y trouve Martine Aubry, Benoit Hamon, etc. Ainsi, plusieurs courants défendent aujourd’hui l’unité à tous prix comme gage de la réussite électorale. C’est sur ce modèle notamment que Martine Aubry à été élue première secrétaire lors du congrès de Reims. Et même si la motion D (Celle d’Aubry) intègre moins la notion de rassemblement que la C (Benoit Hamon), sans son soutient elle n’aurait jamais obtenue de majorité. Et c’est la raison pour laquelle Benoit Hamon se retrouve aujourd’hui porte parole du PS. C’est cette même raison qui à permis aux Hamonistes d’être de plus en plus nombreux dans les rangs socialistes.
Le résultat est là : un formatage de tous les militants, sorte de lavage de cerveau qui amène chacun à être persuadé que l’union fait la force, quel qu’en soit le prix. Voilà donc la situation aujourd’hui. Chacun est amené à penser qu’il faut s’unir coûte que coûte. Ce débat prend de plus en plus de place sur la scène politique et médiatique. Au point que la campagne de « rénovation » du PS lancé depuis maintenant près de 6 mois, tourne essentiellement sur l’union des socialistes, et plus généralement de la gauche.
Mais ces considérations ne font ni un projet, ni un programme, et ne permettent en aucun cas d’exercer une opposition forte. C’est cette incapacité à faire vivre l’opposition, dû à un manque de réflexion sur le fond, qui décrébilise jour après jour le socialisme en France.
Force est de constater que le débat sur l’unification a poussé les journalistes à s’intéresser aux divisions créant ainsi un climat de tentions ou chacun au PS se méfie des ambitions de l’autre. Il faut le croire, cette méfiance occupe trop de temps et ne permet plus d’avoir une réflexion profonde sur les questions de société et d’actualité. Certains pourtant y échappe. Parmi cela on y trouve Robert Badinter, Michel Rocard, DSK, etc. C’est à dire ceux qui sont aujourd’hui exclu du système.
Pour moi, le débat sur l’union et le combat des divisions au seins du parti est stérile. Il a permis de rentrer dans un cercle vicieux qui a pour conséquence le formatage des militants. De plus, la montée des courants les plus à gauche est regrettable quand on voit la politique que ces derniers ont en tête. C’est à dire l’établissement d’une tactique plutôt qu’une stratégie face à l’UMP, d’ou résulte un anti-droite primaire.
Chaque fois que j’interviens au près des camarades, je rappel ceci et exprime la nécessité d’élever le débat en s’intéressant aux valeurs fondatrices du socialisme français. Pour moi, se référer en permanence à nos valeurs permettra d’amener l’UMP sur des terrains qu’ils ne maîtrisent pas. Cela permettra de plus la clôture de ce débat  stérile sur les divisions au seins de la gauche. En effet, je suis persuader que nous avons tous un socle en commun qui est notre histoire, celle du socialisme. Donner plus d’importance à ce socle, c’est effacer les ambitions et les différences d’interprétations sur la forme. Plus le temps passe, et plus la situation se dégrade au seins du Parti Socialiste. Mes avis, mes opinions et les positions que je prend au seins des socialistes m’ont souvent amené à me faire reprendre, notamment sur un point : l’unité.
Les citoyens français le savent bien, depuis plusieurs années, la situation du PS vas de mal en pis. Faute de division, commentent souvent journalistes et chroniqueurs. C’est finalement cette analyse que les camarades, et de nombreux citoyens se sont appropriés. Pour beaucoup, les échecs du socialisme français sont dû en très grande partie à l’incapacité des dirigeant à se mettre d’accord. Et la raison principale, si l’on en croit cette analyse, en est l’ambition trop grande des éléphants.
Partant du constat que de nombreux acteurs du monde politique ainsi que de nombreux citoyens semblent s’accorder sur cette théorie, plusieurs personnalités ont construit leurs campagnes internes sur le rassemblement des forces de gauche. Parmi celles-ci on y trouve Martine Aubry, Benoit Hamon, etc. Ainsi, plusieurs courants défendent aujourd’hui l’unité à tous prix comme gage de la réussite électorale. C’est sur ce modèle notamment que Martine Aubry à été élue première secrétaire lors du congrès de Reims. Et même si la motion D (Celle d’Aubry) intègre moins la notion de rassemblement que la C (Benoit Hamon), sans son soutient elle n’aurait jamais obtenue de majorité. Et c’est la raison pour laquelle Benoit Hamon se retrouve aujourd’hui porte parole du PS. C’est cette même raison qui à permis aux Hamonistes d’être de plus en plus nombreux dans les rangs socialistes.
Le résultat est là : un formatage de tous les militants, sorte de lavage de cerveau qui amène chacun à être persuadé que l’union fait la force, quel qu’en soit le prix. Voilà donc la situation aujourd’hui. Chacun est amené à penser qu’il faut s’unir coûte que coûte. Ce débat prend de plus en plus de place sur la scène politique et médiatique. Au point que la campagne de « rénovation » du PS lancé depuis maintenant près de 6 mois, tourne essentiellement sur l’union des socialistes, et plus généralement de la gauche.
Mais ces considérations ne font ni un projet, ni un programme, et ne permettent en aucun cas d’exercer une opposition forte. C’est cette incapacité à faire vivre l’opposition, dû à un manque de réflexion sur le fond, qui décrébilise jour après jour le socialisme en France.
Force est de constater que le débat sur l’unification a poussé les journalistes à s’intéresser aux divisions créant ainsi un climat de tentions ou chacun au PS se méfie des ambitions de l’autre. Il faut le croire, cette méfiance occupe trop de temps et ne permet plus d’avoir une réflexion profonde sur les questions de société et d’actualité. Certains pourtant y échappe. Parmi cela on y trouve Robert Badinter, Michel Rocard, DSK, etc. C’est à dire ceux qui sont aujourd’hui exclu du système.
Pour moi, le débat sur l’union et le combat des divisions au seins du parti est stérile. Il a permis de rentrer dans un cercle vicieux qui a pour conséquence le formatage des militants. De plus, la montée des courants les plus à gauche est regrettable quand on voit la politique que ces derniers ont en tête. C’est à dire l’établissement d’une tactique plutôt qu’une stratégie face à l’UMP, d’ou résulte un anti-droite primaire.
Chaque fois que j’interviens au près des camarades, je rappel ceci et exprime la nécessité d’élever le débat en s’intéressant aux valeurs fondatrices du socialisme français. Pour moi, se référer en permanence à nos valeurs permettra d’amener l’UMP sur des terrains qu’ils ne maîtrisent pas. Cela permettra de plus la clôture de ce débat  stérile sur les divisions au seins de la gauche. En effet, je suis persuader que nous avons tous un socle en commun qui est notre histoire, celle du socialisme. Donner plus d’importance à ce socle, c’est effacer les ambitions et les différences d’interprétations sur la forme.
Les citoyens français le savent bien, depuis plusieurs années, la situation du PS va de mal en pis. Faute de divisions, commentent souvent journalistes et chroniqueurs. C’est finalement cette analyse que les camarades, et de nombreux citoyens se sont appropriés. Pour beaucoup, les échecs du socialisme français sont dûs en très grande partie à l’incapacité des dirigeants à se mettre d’accord. Et la raison principale, si l’on en croit cette analyse, en est l’ambition trop grande des éléphants.
Partant du constat que de nombreux acteurs du monde politique ainsi que de nombreux citoyens semblent s’accorder sur cette théorie, plusieurs personnalités ont construit leurs campagnes internes sur le rassemblement des forces de gauche. Parmi celles-ci on y trouve Martine Aubry, Benoit Hamon, etc. Ainsi, plusieurs courants défendent aujourd’hui l’unité à tous prix comme gage de la réussite électorale. C’est sur ce modèle notamment que Martine Aubry à été élue première secrétaire lors du congrès de Reims. Et même si la motion D (Celle d’Aubry) intègre moins la notion de rassemblement que la C (Benoit Hamon), sans son soutien elle n’aurait jamais obtenu de majorité. Et c’est la raison pour laquelle Benoit Hamon se retrouve aujourd’hui porte-parole du PS. C’est cette même raison qui à permis aux Hamonistes d’être de plus en plus nombreux dans les rangs socialistes.
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Différence entre développement durable et écologie

Sébastien Le Gall | November 6, 2009

Vu les résultats d’Europe Écologie aux dernières élections européennes. Vu le buzz médiatique autour de l’écologie. Etecologie-et-ps-01 vu les sondages pour les régionales. Nous sommes amené à penser que la prise de conscience collective de la nécessiter de prendre en compte l’écologie dans la vie et dans la vie politique, a eu lieu et a encore lieu. Et on voit bien qu’à l’heure où tout bon politicien n’a de cesse de parler d’écologie et de faire la promotion de ses agissements en cette matière, nombreux sont ceux qui s’en sont rendu compte.

On aurait presque tendance à penser que l’écologie politique fait désormais partie intégrante des idéologies qui ont fondé et fondent encore nos partis. Pourtant, il serait dangereux de faire l’amalgame entre intégration de la notion de développement durable et écologie politique. Il me semble alors nécessaire de comprendre qu’être socialiste, ce n’est pas faire l’écologie une politique et bien que socialiste et écologiste français peuvent souvent semblé proche, c’est cette même différence qui explique la division.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, le développement durable n’est pas une forme moderne ou remasterisé de l’écologie, mais tend à prendre pleinement en compte la protection de l’environnement dans une perspective de développement par le progrès économique tout en garantissant une dimension social forte. Il est la conjonction d’une sphère environnementale, sociale, et économique.

h-20-1568485-1244445132Nous, socialiste, sommes persuader que l’homme est un moteur de progrès. Et si notre but est le progrès, il est évident aujourd’hui que l’une des conditions nécessaire à à l’atteinte de ce but est la prise en compte de l’environnement. Néanmoins, cela ne constitue en rien un but en soit. C’est sur ce point précis que socialisme et écologie politique – basée bien souvent sur une théorie de décroissance – diffèrent. Ce n’est pas la planète qui fait le progrès, mais bien l’homme. Toujours l’homme.

Alors oui, les socialistes, parce qu’il ont le progrès comme objectif se doivent de remplir la condition nécessaire qu’est la préservation de l’environnement mais pour le progrès et pour l’homme.

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Faudra t-il débattre de l’identité nationale?

Sébastien Le Gall | November 4, 2009

Drapeau-FrancaisBgA quelques mois des régionales, nous voilà lancé dans un débat intéressant qui promets de nombreux rebondissement. Je ne compte pas m’attarder ici sur la question de savoir si le lancement de ce débat à l’approche d’échéance électorale est oui ou non un coup purement politicien. Je crois que mes camarades socialistes on déjà répondu à la question. Et dans tous les cas, là n’est pas l’intérêt pour moi.

Nous assisterons dans les prochaines semaines à une situation politique fort intéressante, et ce sera l’occasion de voir si le PS sera capable de surmonter cette difficulté.

Depuis le 25 octobre dernier, plusieurs dirigeant du parti on déjà réagieric-besson-3 à l’annonce de M. Besson. Une fois de plus Benoit Hamon se sera contenté du minimum : « Le porte-parole du PS accuse le président de la République de chercher à “limiter la casse” à quelques mois des élections régionales de mars 2010 en tentant de “mobiliser l’électorat de l’extrême droite en sa faveur”. » (lemonde.fr). Martine Aubry, elle, n’a pas encore réagit, preuve que la question risque d’être difficile à aborder. Les autres réactions sont celles de l’aile droite du parti : Royal, Moscovici, Peillon, Hollande, etc. Et tous semblent être déterminés à se saisir du débat une bonne fois pour toutes afin de ne pas « tomber dans le piège que tend la droite », à l’instar de l’ancienne candidate à la présidentielle qui demandait à l’époque de chanter la Marseillaise dans ses meetings.

Bien sur, je ne peux blâmer cette volonté de participer au débat et d’afficher enfin la position des socialistes sur cette question fortement liés à celle de l’immigration. Moi qui ai toujours souhaité qu’il n’y ai plus de sujets tabous dans ce parti. Peut être ferais-je un autre billet pour donner mon avis. Mais là n’est pas le sujet de celui-ci. Il s’agit en effet de se poser la question de la légitimité d’un tel débat. On peut en effet se poser de nombreuses questions: Le fait que le ministère qui initie le débat sur l’identité nationale soit aussi celui de l’immigration aura t-il une conséquence directe sur les conclusions? Un gouvernement est-il le mieux placé pour parler des questions d’identité nationale?

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Chirac en correctionnelle, un point pour Sarkozy.

Sébastien Le Gall | November 2, 2009

Il semblerait que les flammes du combat chiraquie/Sarkozy se ravivent. En effet, en cette période tumultueuse pour l’UMP, après les scandales qui ont déchiré la droite, l’ancien camps « Chirac » compte bien reprendre la main sur le parti de la majorité présidentielle.

Quel que soit l’issu du procès Clearstream, Villepin sort victorieux de ce combat. La petite phrase de Sarkozy à New York accusant De Villepin de coupable signe définitivement la victoire du camps Chiraque face à celui de Sarkozy dans cette affaire. A peine sorti du procès, De Villepin, réuni ses supporters à la maison de la mutualité. Ils sont 1000, et s’en prennent à la main de fer qu’exerce Sarkozy sur le pouvoir. De Villepin s’annonce comme une alternative. On y voit clairement les signes de la reprise d’un combat au seins de l’UMP. S’ajoute à cela les voix des députés qui s’élèvent de plus de plus avec à leur tête Jean-Froiçois Copé. Il se présente, lui aussi comme une alternative au Sarkozysme, et comme tous les autres, il regrette le manque de consultation des militants et élus de la majorité. Du coup, ces derniers se retrouve à devoir voter des lois controversées et avec lesquels ils ne sont pas forcément d’accord. Mais pour l’instant… Ils n’ont pas le choix. C’est ça ou s’attirer les foudres du président. Alors ils organisent la résistance, petit à petit. Les candidatures pour les régionales font débat et nombreux sont ceux qui, à l’image de Nathalie Kosciusko-Morizet tentent par tous les moyens de résister.

Tout cela, Nicolas Sarkozy le sait. Il voit bien son parti se divise, et comble du pire, cette division n’est pas provoqué par le Parti Socialiste, encore incapable de s’accorder et de mettre en place une véritable stratégie. Alors que faire pour faire taire les voix qui s’élèvent contre lui? Et bien il faut remédier au problème en s’attaquant à ses origines. Avec Clearstream, la Chiraquie était occupé pour un moment, désormais il faut s’attaquer à Chirac lui même. Et nous voilà rendu à l’affaire des emplois fictifs. Voilà la raison pour laquelle on apprend cette semaine que Chirac va finalement retourné en correctionnelle.

Alors, oui nombreux sont ceux qui vont dire que j’attise les théories du complot. Que je divague, que ces choses là n’arrivent pas dans une démocratie comme la notre. Mais regardons de plus près. La décision d’envoyer notre ancien président, était entre les mains d’une seule personne : Xavière Simeoni, juge d’instruction. Ne croyez-vous pas qu’elle à subit des pressions? Ne voyez-vous pas comme il est facile de convaincre une seule personne de relancé ce procès? Il faut s’avoir que c’est la première fois dans l’histoire de la cinquième république qu’un ancien président sera traduit en justice. Ce n’est pas par hasard que cela arrive au moment même ou le club Villepin se re-forme et s’annonce comme une possible alternative…

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L’opposition à mi-mandat

Sébastien Le Gall | October 31, 2009

Nous voilà arrivé à la mi-mandat de l’opposition. Cela fait en effet deux ans et demi que le Parti Socialiste et ses alliés (ou pas…) se battent contre la politique de Sarkozy. Deux ans de pétitions « pour la suppression du bouclier fiscale » et « pour un bouclier social ». Un an de militantisme pour un « vrai plan de relance ». Il est temps de faire le point sur la situation politique en France alors que nous sommes dans une période qui s’avère généralement très dur pour le parti au pouvoir..

Cela fait longtemps que je n’ai plus écrit sur ce blog. Et pourtant, j’aurais eu des tas de choses à dire. J’aurais pu réagir à chaque affaire : de la Tax Carbonne à Jean Sarkozy en passant par l’affaire Miterrand. Mais j’avais comme un goût amère dans la bouche et comme une certaine envie de claquer la porte politique quand j’ai constaté l’ampleur des dégâts à la mi-mandat. Il y a des polémiques qui peuvent être partisanes, des débats sur des projets ou chacun doit prendre position. J’aurais volontiers exprimé ma pensé ici même. Mais les événements des dernières semaines ne sont clairement pas une histoire d’idéologie ou de parti. Ces affaires là, elles concernent l’éthique républicaine, la morale et la démocratie et c’est la raison pour laquelle je suis resté sans voix. C’est qu’il y a des sujets que je n’ai pas l’habitude d’aborder. Trop sûr que notre système peut être, trop persuader que « ça n’arrive que chez les autres ces choses là ». C’est pour cela que contrairement à d’autres, j’ai pris le temps de réfléchir.

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Jeunes Progressistes, agissions ensemble !

Sébastien Le Gall | September 8, 2009

Vu le résultat des Élections Européennes. Vu le déroulement de l’Université d’été du PS. Vu les tensions au seins du parti. Vu les ratages médiatiques de Martine Aubry. Et vu le désaveux des français pour le parti socialiste. Nous socialistes, jeunes militants d’associations politiques et d’organisations syndicales diverses; nous progressistes, avons décidé la création d’un mouvement national de rassemblement des progressistes.

Parce que nous pensons que le parti socialiste à besoins de changement, parce qu’il vaut toujours mieux dépenser son énergie à créer du nouveau qu’à combattre l’ancien et parce que nous ne sommes pas d’accord avec la politique que la droite au pouvoir nous fait subir allons nous organiser et porter notre soutient au courant Espoir à Gauche.

Il est temps que le socialisme français assume son rapprochement constant à la social-démocratie. Il est tant pour nous, jeunes militants, de créer une structure qui puisse réunir en son seins tous les jeunes sociaux-démocrates et progressistes afin d’envisager l’alternance au pouvoir et se battre ensemble pour la justice sociale, la fraternité et la démocratie. Cela fait dix ans qu’il n’y a plus de démocratie au seins du Mouvement des Jeunes Socialistes, il est tant que les choses change. Nous avons fait le choix d’un engagement politique progressistes, mais bien souvent les structures d’accueil manquent ou sont trop éparses. A nous désormais d’agir pour le changement.

Nous croyons dur comme fer à l’Europe politique et nous n’aurons pas peur de parler de tous les sujets, y compris ceux que la gauche traditionnel n’ose pas aborder : immigration, sécurité, enseignement.

Il est clair qu’au vu du résultat de Ségolène Royal au congrès de Reims, il ne peut plus exister qu’une seul infrastructure d’accueil des jeunes, Hamoniste, au seins du PS. Je ne veut pas croire que tous les jeunes socialistes de France se reconnaissent dans la politique de Benoit Hamon et de Martine Aubry et leur anti-sarkozysme primaire. L’essence même de notre pensée doit évoluer, la contestation permanente et les vieux schémas de lutte des classes ne doivent plus être le seul moyen de nous exprimer. Nous devons construire et proposer un projet avec l’ensemble du réseau social et citoyen.

Il faut être conscient que la Cinquième République, de part ses institutions à changer la logique partitaire. Nul ne peut changer ce pays sans un leaderchip et un projet. Ceux sont là les conditions sine qua none de la réussite électorale. Partant de ce constat, notre objectif est clair : asseoir une majorité progressiste au seins du PS en 2011 afin d’aborder confiant l’élection présidentielle de 2012. Et quoi qu’en dise certain, même si je ne suis pas d’accord sur tout et ne suis en aucun cas fanatique… Qui dans la sphère politique peut aujourd’hui rassembler 40’000 personnes dans un stade, à part Nicolas Sarkozy? Il est clair qu’aujourd’hui celle qui constitue un véritable leadership est Ségolène Royal et dans l’attente d’une succession, à nous de la porter à la présidence !

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Parti Socialiste, Politique
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Intervention lors des Universités d’été 2009 de la Cé

Sébastien Le Gall | July 26, 2009

Chers camarades, chers amis,

Quelle année ! Que de batailles, que d’émotions ! Nous arrivons aujourd’hui au termes de la deuxième année d’existence de la Confédération Étudiante de Paris-Sud 11 et il est temps de faire le bilan.

Nous connaissons tous ici les mouvements de protestations qui ont eu lieu à Paris 11 et dans toute la France. Nous y étions bien sûr, mais notre année ne s’est pas résumée à cela. Est-il vraiment nécessaire de revenir sur la lutte acharnée qu’ont mené Yoan et Claire pour obtenir l’augmentation des horaires de la BU? 600 signatures, des heures de négociations. Nous avons su rester ferme et exigent et au final, la direction s’est inclinée ! Ce fût notre première victoire, et quelle victoire ! Aujourd’hui des étudiants sont employés par l’université pour tenir la BU de 17h à 20h tous les soirs et il faut voir comme elle est remplie cette bibliothèque en soirée !

En décembre, nous avons obtenu un siège au conseil de formation. Lors de ces élections la Cé à su se donner les moyens de rentrer dans les objectifs qu’elle s’était fixée.

Après cela, tout à changer pour nous. Mouvement contre le décret des enseignants-chercheurs d’abord. Puis contre la LRU. Première AG, la Cé intervient pour demander plus de réflexion avant d’engager une rétention des notes.

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Confédération Etudiante, Politique
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De l’échec du « travailler plus pour gagner plus »

Sébastien Le Gall | July 18, 2009

Il n’est guerre dans mes habitudes de faire de l’anti-sarkosysme sans que celui-ci soit accompagné d’une réflexion plus profonde qui apporte un contre projet ou une contre proposition, mais je dois avouer que l’article du Monde d’aujourd’hui (pages 2) intitulé Salaires : quand il n’y a plus de « grain à moudre » me donne envie de réagir sans pour autant pousser plus loin la réflexion.

Le constat est effarant et très inquiétant L’indicateur le plus complet qui soit en matière de salaire indique une faible baisse des salaires au cours de l’année 2009. En effet, le salaire moyen par tête (SMPT) à subi une décroissante de 0,3% cette année. On pourrait croire que cela est la conséquence direct de la crise économique, mais même si cette baisse semble minime, quand on regarde les chiffres de deux dernières années, on n’en déduit que cette baisse ne peut avoir pour seule cause la récession. En effet, dans l’article le journaliste nous donne les chiffres : +1,5 % en 2007, -0,1% en 2008. Il est expliqué qu’en fait la crise économique que nous traversons a eu un effet de caisse de résonance. La baisse des salaires que nous constatons aujourd’hui est en fait la conséquence qu’une tendance à la baisse engendré avant même le début de la crise. Et cette baisse s’explique par une précarisation des contrats de travails : CDD, diminution des heures supplémentaires,  contrat à mi-temps, etc. Logique. Quand l’activité baisse, la charges de travail étant moins importante, on observe une baisse du nombre d’emplois ou une précarisation des contrats pour éviter d’avoir à afficher des chiffres du chômage encore plus catastrophique qu’ils ne le sont déjà.

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Les correspondants de la liberté

Sébastien Le Gall | July 11, 2009

« What are you fighting for? » Je suis dans le métro, en route pour le rassemblement de soutient au combat Iranien pour la démocratie quand un américain me pose la question. Pas étonnant, j’ai un autocollant Cé sur moi et une pancarte à la main.
Alors pourquoi? Le faux semblant d’élections en Iran a éveillé les esprits et une nouvelle fois, les Iranien descendent tous les jours dans la rue. Ils manifestes, contestent le résultat des élections, se mettent en grève. Ils luttent tous les jours pour la liberté d’expression et la démocratie. Mais face au peuple brandissant le point, la République Islamique d’Iran envoi les forces armées et la police. Des milliers de personnes sont frappées, arrêtées et enfermées tous les jours dans les rues des villes iraniennes. La censure est sévère pour empêcher les témoignages et l’organisation des manifestations. Les journaux, la télé, la radio et même internet sont contrôlés. Mais une personne ne peut rien face un peuple et malgré les menaces et la censure, ces témoignages ils nous arrivent. Ils sont sur internet ou au téléphone.

Partout dans le monde, des manifestations de soutient s’organisent. C’était le cas dimanche 29 juin, ça l’était aussi avant-hier soir. Et chaque fois, nous étudiants engagés, nous étudiants de la Confédération Étudiante, nous citoyens, sommes présent. Alors à ce monsieur je répond : « We fight for freedom and democratie in Iran ». Et bien sur que nous nous battons ! L’une des valeurs fondatrice de la Confédération Étudiante est la démocratie. On nous dit parfois que les événements en Iran ne sont pas un sujet dont doit traiter un syndicat étudiant. Pourtant, la démocratie n’est pas une affaire d’université mais c’est bien une question politique universelle. Et il ne faut pas oublier que deux tiers des 70’000 millions d’Iraniens ont moins de trente ans. Ceux sont eux qui se battent, ils sont présent tous les jours dans les rues. Les étudiants sur place se défilent pour ce qu’il symbolise : l’avenir. Ils se battent de la même manière que nous nous sommes battu en 68, contre le smic-jeunes et contre le CPE. Mais l’enjeu est bien plus important pour eux. Et nous étudiants d’un pays démocrate et libre qu’est la France nous nous sentons solidaires de ses jeunes du monde qui luttent pour la démocratie, la liberté d’expression et la laïcité. Car il ne faut pas l’oublier, ce combat là n’est pas une guerre de religion, mais pourtant c’est bien la religion qui sert d’instrument pour manipuler le peuple Iranien. Chacun est en droit d’exercer la religion qu’il a choisi. En temps qu’être humains nous sommes tous libres de nos pensées. Mais pour moi, il est nécessaire qu’un état soit laïque pour garantir la liberté de chacun et la non-utilisation de la religions comme instrument de manipulation des populations. Et il faut être dupe pour croire que les mouvements sociaux qui ont lieu là bas sont des mouvements de soutient au candidat Moussaoui car au fond quelque soit le candidat c’est l’ayatollah qui détient tous les pouvoirs en Iran. Et c’est au nom de la religion qu’il exerce.

Nous avons fait le choix d’accompagner les Iraniens dans leur lutte en France, notamment lors des rassemblements comme décrit plus haut. Mais notre action vas plus loin. Julie Coudry, fondatrice de la Cé et de la Manu, associée à plusieurs amis de longue date a engagé une action en mettant en ligne un site web : les correspondants de la liberté. Cette initiative citoyenne permet via le web :

  • d’exprimer notre solidarité avec nos homologues iraniens qui luttent pour la liberté;
  • de recevoir en direct les informations de travailleurs, syndicaliste ou entrepreneurs en Iran sur leurs situations et les actions qu’ils mènent;
  • de faire caisse de résonance et apporter un soutien aux batailles de la société civile iranienne.

Alors si toi aussi étudiant, travailleur, syndicaliste, citoyen, tu as envie d’exprimer ton soutien, signe l’appel et inscrit toi à la mailing liste.
N’oublions pas, comme la très justement dit Julie lors de son discours avant-hier soir : « Je n’ai pas de message d’espoir à apporter au Iranien, c’est eux qui nous apportent ce message d’espoir. ».

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Élections Européennes : la section PS d’Orsay a parlé

Sébastien Le Gall | June 23, 2009

Réunion de section ce soir. Il est temps d’aborder le sujet des dernières élections avec le recul que nous pouvons avoir.

Je suis étonné des discussions qui ont eu lieu. Je connais maintenant mieux l’orientation de la section au sein du PS. Elle s’affiche clairement motion E et s’inscrit d’habitude clairement dans la même ligne de pensée que la mienne. Mais ce soir, j’ai été étonné. Étonné de voir qu’aucun ne tapait sur l’autre (les autres motions), que personne ne s’en prenait à Martine Aubry. Alors que faut-il tirer de tout cela?

D’abord que j’ai bien fait de ne pas entreprendre la création d’un collectif pour la rénovation du PS qui en soit vraiment un, juste après les élections. J’aurais probablement été bien peu suivit. Et puis, il faut noter qu’en fait, et c’est bien la preuve que le Parti Socialiste est victime des médias, il n’y a pas de dissidences. Sur le terrain, chez les militants on ne voit pas cette fracture que les journaux et les télévisions nous montrent depuis le mois de décembre dernier. C’est bien la preuve que leParti n’a pas su se tirer d’affaire du piège médiatique. Car s’il fût une époque ou les militants n’étaient pas d’accord entre eux, elle est maintenant révolue. Mais l’image du PS, elle, n’a pas changé.

Je crois que cela est principalement la faute des grandes personnalités du socialisme qui n’ont pas suent, à l’image de Benoit Hamon, se retirer pour en faire profiter le parti.

Il est ressorti de la discussion que beaucoup sont d’accord avec l’idée d’ouverture du parti socialiste. Mais il faut faire attention avec cette idée là. Certains, maintiennent qu’une ouverture à gauche est nécessaire, qu’il fait mettre la barre à gauche au PS. J’ai vu durant ces 3 semaines de nombreux débats pour savoir qu’elle orientation (gauche ou centre) devrait prendre le PS.

Mais en vérité, je suis persuader que tout cela est un faux débat et que nous n’aurons le soutient des électeurs qu’au moment ou notre politique sera elle-même choisie par ses électeurs et sympathisants.

La question n’est pas de mettre la barre à gauche, mais bien de se rapprocher du peuple. Ce n’est pas un hasard si pendant que la côte des partis baisse, celle des syndicats augmente. Ceux sont eux aujourd’hui qui sont proche des gens, qui les écoutent et qui sont là à leur côtés.

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