Le blog de Sébastien Le Gall

«Le peuple s’intéresse à la politique quand la politique s’intéresse à lui.» [S. Royal]
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Allocation d’autonomie : la folie de l’unef

Sébastien Le Gall | February 13, 2010

Revendiqué depuis 1946, le projet d’allocation d’autonomie de l’unef fait débat dans les universités, mais aussi au gouvernement et au sein du parti socialiste. Au delà de la question du financement d’une aide de 800 à 1000 euros pour tous les étudiants, cette revendication défendue dans les CROUS et au CNOUS par le syndicat majoritaire est largement contesté sur le principe même.

L’allocation d’autonomie justifié par la création d’un statut social étudiant qui n’a pas de raison d’être

Le projet de verser une certaine somme d’argent à tous les étudiants trouve sa justification dans la création d’un statut social étudiant. Cette thèse défendue par le Parti Communiste il y a 60 ans et reprise depuis par les motions les plus à gauche du PS se justifie comme suit : « La protection sociale vise à couvrir l’individu des « risques sociaux ». Un « risque social » est une situation qui empêche l’individu de travailler et donc d’avoir un revenu pour vivre. [...] Être en formation, c’est être en incapacité temporaire de travailler et d’avoir un revenu, cela correspond donc à la définition que donne la sécurité sociale d’ un « risque social ». » (« Pour l’allocation d’autonomie ! » – Démocratie et Socialisme). Or la sécurité sociale définie le droit à une aide financière pour toutes personnes présentant un « risque social ».

Pour l’unef, le jeune est donc un salarié en formation et doit bénéficier d’une aide sociale liée au risque social dont il fait l’objet. On trouve déjà au sein même de cette pseudo-justification une erreur logique qui est de croire qu’un étudiant est nécessairement un futur salarié. Autant une allocation à destination des autres catégories de personnes présentant un risque social est justifiable : un chômeur, un retraité ou une femme enceinte a déjà travaillé donc a déjà cotisé – autant rien ne justifie le fait de donner une allocation à un étudiant qui n’aurait jamais cotisé et dont personne n’a la garantie qu’il cotisera un jour.

La même somme pour tous : une mesure injuste et inefficace

Sur le principe toujours, l’allocation d’autonomie n’a pas toujours été définie de la même manière. Lors des élections au CA du CROUS 2006, l’unef revendiquait 800/mois/étudiants, puis 850 en 2008, cette année l’organisation a décidé changer d’orientation : l’allocation d’autonomie serait ainsi versée à tous les étudiants qui en font la demande et calculée en fonction de la situation propre de l’étudiant.

En effet, ayant constaté que le montant de l’allocation ne faisait pas consensus au seins même de l’organisation, mais aussi dans les universités et au PS, cette année l’unef à changé de tactique en préférant ne pas avancer de montant.

On peut aussi y voir une réaction face aux nombreuses critiques qui ont été faites sur ce projet. En effet, l’argumentaire de l’unef est caduque et fait largement débat. Partant du constat que les aides sociales aux étudiants sont insuffisantes, illisible et injuste le premier syndicat étudiant propose une aide unique qui viendrait remplacer l’ensemble des aides qui existe actuellement dont le montant serait suffisamment élevé pour éradiquer le salariat étudiant et le même pour tous.

Mais on comprend bien que donner un « salaire étudiant » – car c’est bien de cela qu’il s’agit – ne lutte pas contre les inégalités et même les accroît. L’allocation d’autonomie est donc injuste et inefficace car si elle permet à tous d’avoir le minimum vital, elle enrichie – de fait – les plus riches.

Une allocation calculée sur la situation propre de l’étudiant : argument caduc

Depuis cette année, l’unef a donc changé sa ligne en proposant que cette aide universelle soit calculé sur les revenus propres de l’étudiant et non plus sur celle de ses parents. Cette argument est sensé répondre au critique précédente sur l’inefficacité de verser à tous la même sommes d’argent. Deux interprétations sont possibles. La première est de dire que cette allocation sera plus élevé pour les plus démunie et quasi nulle pour les plus favorisés. Ce qui revient donc au systèmes des bourses actuelles que l’unef veut justement supprimer. Soit chaque étudiant est amené à faire une déclaration individuelle d’imposition et son allocation sera donc calculé en fonction de ses revenus propres. On comprend bien que dans un tel cas tous les étudiants toucherons la même sommes (ce qui nous ramène à la critique précédente). Et pire encore, les étudiants salariés toucherons moins que les non-salariés ce qui, en plus d’être un non-sens, est totalement dégradant puisque c’est mettre l’étudiant face à un non-choix qui est celui de ce salarié. L’unef dans la volonté de combattre le salariat étudiant en arrive désormais à faire en sorte qu’aucun étudiant n’ai le choix de se salarié et donc d’acquérir une expérience professionnelle.

Quand on comprend l’inefficacité et l’injustice de l’allocation d’autonomie, on peut alors de se demander ce qui a poussé l’unef mais aussi le PC et le PS à revendiquer une telle folie. Et bien il semblerait que ce qui a permis à tous ces intellectuels de tomber dans le piège du salaire étudiant est la question du financement. On peut en effet trouver sur le web des centaines de documents expliquant la faisabilité financière et économique de ce projet. Comme si à force de justifier par les chiffres une telle mesure, l’unef avait oublié de voir à quel point le principe même de l’allocation universelle est inadmissible !

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Enquête sur les débouchés à la sortie de nos universités : quelle pertinence?

Sébastien Le Gall |

valerie-pecresseLe Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche lance une enquête nationale au près 90’000 diplômés de 2007 visant à faire le point sur leur insertion professionnelle.

L’enquête commencée au 1er décembre 2009 a pour objectif d « informer les étudiants, lycéens et leurs famille » quant-à l’insertion professionnelle des filières universitaires. Les 80 universités françaises enquêteront auprès des diplômés 2007 des instituts universitaires de technologie (IUT), licences professionnelles et master « n’ayant pas poursuivi d’études dans une université en 2007-2008 ni en 2008-2009 ».

C’est la première fois depuis la création en 2007 d’une mission « d’orientation et d’insertion professionnelle », que le ministère mène une telle enquête sur les débouchés des filières universitaires. Et déjà, des voix s’élèvent. Sur les cinq parties qui là composent, seules deux sont consacrés à la situation professionnelle de l’individu alors que les trois premières abordent la formation et les études postérieurs à 2007. On s’étonnera de l’incohérence de ces questions alors que l’enquête ne devrait pas être destinée aux étudiants actuels.

À Paris-Sud 11, le questionnaire fait grincer des dents. Le Service Insertion Professionnelle (SIP), qui n’a pas attendu le ministère en réalisant dès décembre 2008 une enquête similaire, regrette le manque de pertinence des questions.

« Je me souviens qu’on avait beaucoup travaillé sur les questions » explique Isabelle Laforgia, ancienne responsable de l’observatoire des débouchés à Paris 11. Réalisée en 2008, l’enquête concernait les diplômés des années 2005, 2006, et 2007. C’est 6200 jeunes diplômés issus de 6 différentes composantes de l’université qui ont donc été appelé à répondre au sondage. Les résultats nous apprennent beaucoup de la situation professionnelle des sondés : situation à la date d’étude, le mode et le temps d’obtention du premier l’emploi, les types d’entreprises et de contrats, mais aussi le salaire moyen, ainsi que les secteurs et l’adéquation entre le diplôme et l’emploi. Autant de question que ne pose pas l’enquête lancée par le ministère.

Aujourd’hui encore le débat sur la publication des taux de débouchés continue dans les facultés. Beaucoup d’universités s’y refusent dans la crainte de voir les étudiants fuir certaines filières. Mais à l’heure ou de nombreuses questions se posent quant-à l’emploi des diplômés en Sciences Humaines et Sociales (SHS) et au delà de ce débat, plusieurs acteurs du monde universitaire s’inquiètent de la pertinence des questions.

L’Association pour Faciliter l’Insertion professionnelle des Jeunes diplômés (AFIJ) constate un changement dans les entreprises quant-aux critères de sélections. L’enquête sur la capacité des entreprises à embaucher dans les « viviers méconnus » menée par L’AFIJ et le MEDEF montre que « 43% des entreprises (…) déclarent rencontrer des difficultés pour recruter des jeunes diplômés ». Ce sont donc ces mêmes recruteurs qui sont amenés à embaucher à 41% des jeunes diplômés de SHS.

Ces données montrent qu’il est nécessaire d’approfondir les questionnaires des observatoires de débouchés afin de savoir – à l’instar de Paris-Sud 11 – ce que sont vraiment devenue les anciens étudiants.

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Être au PS, signifie t-il nécessairement être formaté?

Sébastien Le Gall | December 27, 2009

Plus le temps passe, et plus la situation se dégrade au sein du Parti Socialiste. Mes avis, mes opinions et les positions que je prends au sein des socialistes m’ont souvent amenés à me faire reprendre, notamment sur un point : l’unité.

Les citoyens français le savent bien, depuis plusieurs années, la situation du PS vas de mal en pis. Faute de division, commentent souvent journalistes et chroniqueurs. C’est finalement cette analyse que les camarades, et de nombreux citoyens se sont appropriés. Pour beaucoup, les échecs du socialisme français sont dû en très grande partie à l’incapacité des dirigeant à se mettre d’accord. Et la raison principale, si l’on en croit cette analyse, en est l’ambition trop grande des éléphants.
Partant du constat que de nombreux acteurs du monde politique ainsi que de nombreux citoyens semblent s’accorder sur cette théorie, plusieurs personnalités ont construit leurs campagnes internes sur le rassemblement des forces de gauche. Parmi celles-ci on y trouve Martine Aubry, Benoit Hamon, etc. Ainsi, plusieurs courants défendent aujourd’hui l’unité à tous prix comme gage de la réussite électorale. C’est sur ce modèle notamment que Martine Aubry à été élue première secrétaire lors du congrès de Reims. Et même si la motion D (Celle d’Aubry) intègre moins la notion de rassemblement que la C (Benoit Hamon), sans son soutient elle n’aurait jamais obtenue de majorité. Et c’est la raison pour laquelle Benoit Hamon se retrouve aujourd’hui porte parole du PS. C’est cette même raison qui à permis aux Hamonistes d’être de plus en plus nombreux dans les rangs socialistes.
Le résultat est là : un formatage de tous les militants, sorte de lavage de cerveau qui amène chacun à être persuadé que l’union fait la force, quel qu’en soit le prix. Voilà donc la situation aujourd’hui. Chacun est amené à penser qu’il faut s’unir coûte que coûte. Ce débat prend de plus en plus de place sur la scène politique et médiatique. Au point que la campagne de « rénovation » du PS lancé depuis maintenant près de 6 mois, tourne essentiellement sur l’union des socialistes, et plus généralement de la gauche.
Mais ces considérations ne font ni un projet, ni un programme, et ne permettent en aucun cas d’exercer une opposition forte. C’est cette incapacité à faire vivre l’opposition, dû à un manque de réflexion sur le fond, qui décrébilise jour après jour le socialisme en France.
Force est de constater que le débat sur l’unification a poussé les journalistes à s’intéresser aux divisions créant ainsi un climat de tentions ou chacun au PS se méfie des ambitions de l’autre. Il faut le croire, cette méfiance occupe trop de temps et ne permet plus d’avoir une réflexion profonde sur les questions de société et d’actualité. Certains pourtant y échappe. Parmi cela on y trouve Robert Badinter, Michel Rocard, DSK, etc. C’est à dire ceux qui sont aujourd’hui exclu du système.
Pour moi, le débat sur l’union et le combat des divisions au seins du parti est stérile. Il a permis de rentrer dans un cercle vicieux qui a pour conséquence le formatage des militants. De plus, la montée des courants les plus à gauche est regrettable quand on voit la politique que ces derniers ont en tête. C’est à dire l’établissement d’une tactique plutôt qu’une stratégie face à l’UMP, d’ou résulte un anti-droite primaire.
Chaque fois que j’interviens au près des camarades, je rappel ceci et exprime la nécessité d’élever le débat en s’intéressant aux valeurs fondatrices du socialisme français. Pour moi, se référer en permanence à nos valeurs permettra d’amener l’UMP sur des terrains qu’ils ne maîtrisent pas. Cela permettra de plus la clôture de ce débat  stérile sur les divisions au seins de la gauche. En effet, je suis persuader que nous avons tous un socle en commun qui est notre histoire, celle du socialisme. Donner plus d’importance à ce socle, c’est effacer les ambitions et les différences d’interprétations sur la forme. Plus le temps passe, et plus la situation se dégrade au seins du Parti Socialiste. Mes avis, mes opinions et les positions que je prend au seins des socialistes m’ont souvent amené à me faire reprendre, notamment sur un point : l’unité.
Les citoyens français le savent bien, depuis plusieurs années, la situation du PS vas de mal en pis. Faute de division, commentent souvent journalistes et chroniqueurs. C’est finalement cette analyse que les camarades, et de nombreux citoyens se sont appropriés. Pour beaucoup, les échecs du socialisme français sont dû en très grande partie à l’incapacité des dirigeant à se mettre d’accord. Et la raison principale, si l’on en croit cette analyse, en est l’ambition trop grande des éléphants.
Partant du constat que de nombreux acteurs du monde politique ainsi que de nombreux citoyens semblent s’accorder sur cette théorie, plusieurs personnalités ont construit leurs campagnes internes sur le rassemblement des forces de gauche. Parmi celles-ci on y trouve Martine Aubry, Benoit Hamon, etc. Ainsi, plusieurs courants défendent aujourd’hui l’unité à tous prix comme gage de la réussite électorale. C’est sur ce modèle notamment que Martine Aubry à été élue première secrétaire lors du congrès de Reims. Et même si la motion D (Celle d’Aubry) intègre moins la notion de rassemblement que la C (Benoit Hamon), sans son soutient elle n’aurait jamais obtenue de majorité. Et c’est la raison pour laquelle Benoit Hamon se retrouve aujourd’hui porte parole du PS. C’est cette même raison qui à permis aux Hamonistes d’être de plus en plus nombreux dans les rangs socialistes.
Le résultat est là : un formatage de tous les militants, sorte de lavage de cerveau qui amène chacun à être persuadé que l’union fait la force, quel qu’en soit le prix. Voilà donc la situation aujourd’hui. Chacun est amené à penser qu’il faut s’unir coûte que coûte. Ce débat prend de plus en plus de place sur la scène politique et médiatique. Au point que la campagne de « rénovation » du PS lancé depuis maintenant près de 6 mois, tourne essentiellement sur l’union des socialistes, et plus généralement de la gauche.
Mais ces considérations ne font ni un projet, ni un programme, et ne permettent en aucun cas d’exercer une opposition forte. C’est cette incapacité à faire vivre l’opposition, dû à un manque de réflexion sur le fond, qui décrébilise jour après jour le socialisme en France.
Force est de constater que le débat sur l’unification a poussé les journalistes à s’intéresser aux divisions créant ainsi un climat de tentions ou chacun au PS se méfie des ambitions de l’autre. Il faut le croire, cette méfiance occupe trop de temps et ne permet plus d’avoir une réflexion profonde sur les questions de société et d’actualité. Certains pourtant y échappe. Parmi cela on y trouve Robert Badinter, Michel Rocard, DSK, etc. C’est à dire ceux qui sont aujourd’hui exclu du système.
Pour moi, le débat sur l’union et le combat des divisions au seins du parti est stérile. Il a permis de rentrer dans un cercle vicieux qui a pour conséquence le formatage des militants. De plus, la montée des courants les plus à gauche est regrettable quand on voit la politique que ces derniers ont en tête. C’est à dire l’établissement d’une tactique plutôt qu’une stratégie face à l’UMP, d’ou résulte un anti-droite primaire.
Chaque fois que j’interviens au près des camarades, je rappel ceci et exprime la nécessité d’élever le débat en s’intéressant aux valeurs fondatrices du socialisme français. Pour moi, se référer en permanence à nos valeurs permettra d’amener l’UMP sur des terrains qu’ils ne maîtrisent pas. Cela permettra de plus la clôture de ce débat  stérile sur les divisions au seins de la gauche. En effet, je suis persuader que nous avons tous un socle en commun qui est notre histoire, celle du socialisme. Donner plus d’importance à ce socle, c’est effacer les ambitions et les différences d’interprétations sur la forme.
Les citoyens français le savent bien, depuis plusieurs années, la situation du PS va de mal en pis. Faute de divisions, commentent souvent journalistes et chroniqueurs. C’est finalement cette analyse que les camarades, et de nombreux citoyens se sont appropriés. Pour beaucoup, les échecs du socialisme français sont dûs en très grande partie à l’incapacité des dirigeants à se mettre d’accord. Et la raison principale, si l’on en croit cette analyse, en est l’ambition trop grande des éléphants.
Partant du constat que de nombreux acteurs du monde politique ainsi que de nombreux citoyens semblent s’accorder sur cette théorie, plusieurs personnalités ont construit leurs campagnes internes sur le rassemblement des forces de gauche. Parmi celles-ci on y trouve Martine Aubry, Benoit Hamon, etc. Ainsi, plusieurs courants défendent aujourd’hui l’unité à tous prix comme gage de la réussite électorale. C’est sur ce modèle notamment que Martine Aubry à été élue première secrétaire lors du congrès de Reims. Et même si la motion D (Celle d’Aubry) intègre moins la notion de rassemblement que la C (Benoit Hamon), sans son soutien elle n’aurait jamais obtenu de majorité. Et c’est la raison pour laquelle Benoit Hamon se retrouve aujourd’hui porte-parole du PS. C’est cette même raison qui à permis aux Hamonistes d’être de plus en plus nombreux dans les rangs socialistes.
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Différence entre développement durable et écologie

Sébastien Le Gall | November 6, 2009

Vu les résultats d’Europe Écologie aux dernières élections européennes. Vu le buzz médiatique autour de l’écologie. Etecologie-et-ps-01 vu les sondages pour les régionales. Nous sommes amené à penser que la prise de conscience collective de la nécessiter de prendre en compte l’écologie dans la vie et dans la vie politique, a eu lieu et a encore lieu. Et on voit bien qu’à l’heure où tout bon politicien n’a de cesse de parler d’écologie et de faire la promotion de ses agissements en cette matière, nombreux sont ceux qui s’en sont rendu compte.

On aurait presque tendance à penser que l’écologie politique fait désormais partie intégrante des idéologies qui ont fondé et fondent encore nos partis. Pourtant, il serait dangereux de faire l’amalgame entre intégration de la notion de développement durable et écologie politique. Il me semble alors nécessaire de comprendre qu’être socialiste, ce n’est pas faire l’écologie une politique et bien que socialiste et écologiste français peuvent souvent semblé proche, c’est cette même différence qui explique la division.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, le développement durable n’est pas une forme moderne ou remasterisé de l’écologie, mais tend à prendre pleinement en compte la protection de l’environnement dans une perspective de développement par le progrès économique tout en garantissant une dimension social forte. Il est la conjonction d’une sphère environnementale, sociale, et économique.

h-20-1568485-1244445132Nous, socialiste, sommes persuader que l’homme est un moteur de progrès. Et si notre but est le progrès, il est évident aujourd’hui que l’une des conditions nécessaire à à l’atteinte de ce but est la prise en compte de l’environnement. Néanmoins, cela ne constitue en rien un but en soit. C’est sur ce point précis que socialisme et écologie politique – basée bien souvent sur une théorie de décroissance – diffèrent. Ce n’est pas la planète qui fait le progrès, mais bien l’homme. Toujours l’homme.

Alors oui, les socialistes, parce qu’il ont le progrès comme objectif se doivent de remplir la condition nécessaire qu’est la préservation de l’environnement mais pour le progrès et pour l’homme.

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Faudra t-il débattre de l’identité nationale?

Sébastien Le Gall | November 4, 2009

Drapeau-FrancaisBgA quelques mois des régionales, nous voilà lancé dans un débat intéressant qui promets de nombreux rebondissement. Je ne compte pas m’attarder ici sur la question de savoir si le lancement de ce débat à l’approche d’échéance électorale est oui ou non un coup purement politicien. Je crois que mes camarades socialistes on déjà répondu à la question. Et dans tous les cas, là n’est pas l’intérêt pour moi.

Nous assisterons dans les prochaines semaines à une situation politique fort intéressante, et ce sera l’occasion de voir si le PS sera capable de surmonter cette difficulté.

Depuis le 25 octobre dernier, plusieurs dirigeant du parti on déjà réagieric-besson-3 à l’annonce de M. Besson. Une fois de plus Benoit Hamon se sera contenté du minimum : « Le porte-parole du PS accuse le président de la République de chercher à “limiter la casse” à quelques mois des élections régionales de mars 2010 en tentant de “mobiliser l’électorat de l’extrême droite en sa faveur”. » (lemonde.fr). Martine Aubry, elle, n’a pas encore réagit, preuve que la question risque d’être difficile à aborder. Les autres réactions sont celles de l’aile droite du parti : Royal, Moscovici, Peillon, Hollande, etc. Et tous semblent être déterminés à se saisir du débat une bonne fois pour toutes afin de ne pas « tomber dans le piège que tend la droite », à l’instar de l’ancienne candidate à la présidentielle qui demandait à l’époque de chanter la Marseillaise dans ses meetings.

Bien sur, je ne peux blâmer cette volonté de participer au débat et d’afficher enfin la position des socialistes sur cette question fortement liés à celle de l’immigration. Moi qui ai toujours souhaité qu’il n’y ai plus de sujets tabous dans ce parti. Peut être ferais-je un autre billet pour donner mon avis. Mais là n’est pas le sujet de celui-ci. Il s’agit en effet de se poser la question de la légitimité d’un tel débat. On peut en effet se poser de nombreuses questions: Le fait que le ministère qui initie le débat sur l’identité nationale soit aussi celui de l’immigration aura t-il une conséquence directe sur les conclusions? Un gouvernement est-il le mieux placé pour parler des questions d’identité nationale?

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Chirac en correctionnelle, un point pour Sarkozy.

Sébastien Le Gall | November 2, 2009

Il semblerait que les flammes du combat chiraquie/Sarkozy se ravivent. En effet, en cette période tumultueuse pour l’UMP, après les scandales qui ont déchiré la droite, l’ancien camps « Chirac » compte bien reprendre la main sur le parti de la majorité présidentielle.

Quel que soit l’issu du procès Clearstream, Villepin sort victorieux de ce combat. La petite phrase de Sarkozy à New York accusant De Villepin de coupable signe définitivement la victoire du camps Chiraque face à celui de Sarkozy dans cette affaire. A peine sorti du procès, De Villepin, réuni ses supporters à la maison de la mutualité. Ils sont 1000, et s’en prennent à la main de fer qu’exerce Sarkozy sur le pouvoir. De Villepin s’annonce comme une alternative. On y voit clairement les signes de la reprise d’un combat au seins de l’UMP. S’ajoute à cela les voix des députés qui s’élèvent de plus de plus avec à leur tête Jean-Froiçois Copé. Il se présente, lui aussi comme une alternative au Sarkozysme, et comme tous les autres, il regrette le manque de consultation des militants et élus de la majorité. Du coup, ces derniers se retrouve à devoir voter des lois controversées et avec lesquels ils ne sont pas forcément d’accord. Mais pour l’instant… Ils n’ont pas le choix. C’est ça ou s’attirer les foudres du président. Alors ils organisent la résistance, petit à petit. Les candidatures pour les régionales font débat et nombreux sont ceux qui, à l’image de Nathalie Kosciusko-Morizet tentent par tous les moyens de résister.

Tout cela, Nicolas Sarkozy le sait. Il voit bien son parti se divise, et comble du pire, cette division n’est pas provoqué par le Parti Socialiste, encore incapable de s’accorder et de mettre en place une véritable stratégie. Alors que faire pour faire taire les voix qui s’élèvent contre lui? Et bien il faut remédier au problème en s’attaquant à ses origines. Avec Clearstream, la Chiraquie était occupé pour un moment, désormais il faut s’attaquer à Chirac lui même. Et nous voilà rendu à l’affaire des emplois fictifs. Voilà la raison pour laquelle on apprend cette semaine que Chirac va finalement retourné en correctionnelle.

Alors, oui nombreux sont ceux qui vont dire que j’attise les théories du complot. Que je divague, que ces choses là n’arrivent pas dans une démocratie comme la notre. Mais regardons de plus près. La décision d’envoyer notre ancien président, était entre les mains d’une seule personne : Xavière Simeoni, juge d’instruction. Ne croyez-vous pas qu’elle à subit des pressions? Ne voyez-vous pas comme il est facile de convaincre une seule personne de relancé ce procès? Il faut s’avoir que c’est la première fois dans l’histoire de la cinquième république qu’un ancien président sera traduit en justice. Ce n’est pas par hasard que cela arrive au moment même ou le club Villepin se re-forme et s’annonce comme une possible alternative…

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L’opposition à mi-mandat

Sébastien Le Gall | October 31, 2009

Nous voilà arrivé à la mi-mandat de l’opposition. Cela fait en effet deux ans et demi que le Parti Socialiste et ses alliés (ou pas…) se battent contre la politique de Sarkozy. Deux ans de pétitions « pour la suppression du bouclier fiscale » et « pour un bouclier social ». Un an de militantisme pour un « vrai plan de relance ». Il est temps de faire le point sur la situation politique en France alors que nous sommes dans une période qui s’avère généralement très dur pour le parti au pouvoir..

Cela fait longtemps que je n’ai plus écrit sur ce blog. Et pourtant, j’aurais eu des tas de choses à dire. J’aurais pu réagir à chaque affaire : de la Tax Carbonne à Jean Sarkozy en passant par l’affaire Miterrand. Mais j’avais comme un goût amère dans la bouche et comme une certaine envie de claquer la porte politique quand j’ai constaté l’ampleur des dégâts à la mi-mandat. Il y a des polémiques qui peuvent être partisanes, des débats sur des projets ou chacun doit prendre position. J’aurais volontiers exprimé ma pensé ici même. Mais les événements des dernières semaines ne sont clairement pas une histoire d’idéologie ou de parti. Ces affaires là, elles concernent l’éthique républicaine, la morale et la démocratie et c’est la raison pour laquelle je suis resté sans voix. C’est qu’il y a des sujets que je n’ai pas l’habitude d’aborder. Trop sûr que notre système peut être, trop persuader que « ça n’arrive que chez les autres ces choses là ». C’est pour cela que contrairement à d’autres, j’ai pris le temps de réfléchir.

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Jeunes Progressistes, agissions ensemble !

Sébastien Le Gall | September 8, 2009

Vu le résultat des Élections Européennes. Vu le déroulement de l’Université d’été du PS. Vu les tensions au seins du parti. Vu les ratages médiatiques de Martine Aubry. Et vu le désaveux des français pour le parti socialiste. Nous socialistes, jeunes militants d’associations politiques et d’organisations syndicales diverses; nous progressistes, avons décidé la création d’un mouvement national de rassemblement des progressistes.

Parce que nous pensons que le parti socialiste à besoins de changement, parce qu’il vaut toujours mieux dépenser son énergie à créer du nouveau qu’à combattre l’ancien et parce que nous ne sommes pas d’accord avec la politique que la droite au pouvoir nous fait subir allons nous organiser et porter notre soutient au courant Espoir à Gauche.

Il est temps que le socialisme français assume son rapprochement constant à la social-démocratie. Il est tant pour nous, jeunes militants, de créer une structure qui puisse réunir en son seins tous les jeunes sociaux-démocrates et progressistes afin d’envisager l’alternance au pouvoir et se battre ensemble pour la justice sociale, la fraternité et la démocratie. Cela fait dix ans qu’il n’y a plus de démocratie au seins du Mouvement des Jeunes Socialistes, il est tant que les choses change. Nous avons fait le choix d’un engagement politique progressistes, mais bien souvent les structures d’accueil manquent ou sont trop éparses. A nous désormais d’agir pour le changement.

Nous croyons dur comme fer à l’Europe politique et nous n’aurons pas peur de parler de tous les sujets, y compris ceux que la gauche traditionnel n’ose pas aborder : immigration, sécurité, enseignement.

Il est clair qu’au vu du résultat de Ségolène Royal au congrès de Reims, il ne peut plus exister qu’une seul infrastructure d’accueil des jeunes, Hamoniste, au seins du PS. Je ne veut pas croire que tous les jeunes socialistes de France se reconnaissent dans la politique de Benoit Hamon et de Martine Aubry et leur anti-sarkozysme primaire. L’essence même de notre pensée doit évoluer, la contestation permanente et les vieux schémas de lutte des classes ne doivent plus être le seul moyen de nous exprimer. Nous devons construire et proposer un projet avec l’ensemble du réseau social et citoyen.

Il faut être conscient que la Cinquième République, de part ses institutions à changer la logique partitaire. Nul ne peut changer ce pays sans un leaderchip et un projet. Ceux sont là les conditions sine qua none de la réussite électorale. Partant de ce constat, notre objectif est clair : asseoir une majorité progressiste au seins du PS en 2011 afin d’aborder confiant l’élection présidentielle de 2012. Et quoi qu’en dise certain, même si je ne suis pas d’accord sur tout et ne suis en aucun cas fanatique… Qui dans la sphère politique peut aujourd’hui rassembler 40’000 personnes dans un stade, à part Nicolas Sarkozy? Il est clair qu’aujourd’hui celle qui constitue un véritable leadership est Ségolène Royal et dans l’attente d’une succession, à nous de la porter à la présidence !

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Intervention lors des Universités d’été 2009 de la Cé

Sébastien Le Gall | July 26, 2009

Chers camarades, chers amis,

Quelle année ! Que de batailles, que d’émotions ! Nous arrivons aujourd’hui au termes de la deuxième année d’existence de la Confédération Étudiante de Paris-Sud 11 et il est temps de faire le bilan.

Nous connaissons tous ici les mouvements de protestations qui ont eu lieu à Paris 11 et dans toute la France. Nous y étions bien sûr, mais notre année ne s’est pas résumée à cela. Est-il vraiment nécessaire de revenir sur la lutte acharnée qu’ont mené Yoan et Claire pour obtenir l’augmentation des horaires de la BU? 600 signatures, des heures de négociations. Nous avons su rester ferme et exigent et au final, la direction s’est inclinée ! Ce fût notre première victoire, et quelle victoire ! Aujourd’hui des étudiants sont employés par l’université pour tenir la BU de 17h à 20h tous les soirs et il faut voir comme elle est remplie cette bibliothèque en soirée !

En décembre, nous avons obtenu un siège au conseil de formation. Lors de ces élections la Cé à su se donner les moyens de rentrer dans les objectifs qu’elle s’était fixée.

Après cela, tout à changer pour nous. Mouvement contre le décret des enseignants-chercheurs d’abord. Puis contre la LRU. Première AG, la Cé intervient pour demander plus de réflexion avant d’engager une rétention des notes.

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De l’échec du « travailler plus pour gagner plus »

Sébastien Le Gall | July 18, 2009

Il n’est guerre dans mes habitudes de faire de l’anti-sarkosysme sans que celui-ci soit accompagné d’une réflexion plus profonde qui apporte un contre projet ou une contre proposition, mais je dois avouer que l’article du Monde d’aujourd’hui (pages 2) intitulé Salaires : quand il n’y a plus de « grain à moudre » me donne envie de réagir sans pour autant pousser plus loin la réflexion.

Le constat est effarant et très inquiétant L’indicateur le plus complet qui soit en matière de salaire indique une faible baisse des salaires au cours de l’année 2009. En effet, le salaire moyen par tête (SMPT) à subi une décroissante de 0,3% cette année. On pourrait croire que cela est la conséquence direct de la crise économique, mais même si cette baisse semble minime, quand on regarde les chiffres de deux dernières années, on n’en déduit que cette baisse ne peut avoir pour seule cause la récession. En effet, dans l’article le journaliste nous donne les chiffres : +1,5 % en 2007, -0,1% en 2008. Il est expliqué qu’en fait la crise économique que nous traversons a eu un effet de caisse de résonance. La baisse des salaires que nous constatons aujourd’hui est en fait la conséquence qu’une tendance à la baisse engendré avant même le début de la crise. Et cette baisse s’explique par une précarisation des contrats de travails : CDD, diminution des heures supplémentaires,  contrat à mi-temps, etc. Logique. Quand l’activité baisse, la charges de travail étant moins importante, on observe une baisse du nombre d’emplois ou une précarisation des contrats pour éviter d’avoir à afficher des chiffres du chômage encore plus catastrophique qu’ils ne le sont déjà.

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