Vendredi 3 février 2006, visite chez le pédiatre. Comme à chaque visite, vaccin. Cette fois-ci c'est pour une forme de méningite. Le précédent vaccin avait causé une nuit fiévreuse, alors je m'attends à passer une nuit difficile.

Samedi 4 février 2006, mes inquiétudes étaient exagérées, la température n'est pas montée durant la nuit et Erwann était en pleine forme pour attaquer la journée. Première visite de son grand-père paternel (mieux vaut tard que jamais) et de ses tantes (8 ans et 14 mois). Anniversaire de grand-mère maternelle l'après-midi, donc beaucoup de gens autour de mon bébé, ça parle fort, ça prend dans les bras. La porte d'entrée s'ouvre et se ferme sans arrêts pour laisser la chienne sortir au jardin, créant des courants d'air froids.

Dimanche 5 février 2006 commence très tôt... Vers 1h00, en rentrant de l'anniversaire, petite fièvre à 38.5, Doliprane en suppositoire et dodo. Nuit très agitée, Erwann a du mal à dormir, il s'agite, pleurniche. Aux environ de 5h00, donc pendant ma garde, 40°C de fièvre. Erwann est dans mes bras, la lecture de l'écran digital du thermomètre a dû me rendre tout pâle. Je vais réveiller Marion. J'appelle ma mère qui me dit de ne pas m'inquiéter car 40 pour un bébé c'est beaucoup sans être dramatique. Erwann reprend un Doliprane (par la bouche cette fois) et la température redescend à un niveau normal en moins d'une heure. Erwann retrouve le sommeil. La journée du dimanche fut très longue, la température faisant le yoyo entre 37.5 et 40, Doliprane toutes les 5 heures. A ce moment là, je pense que c'est le vaccin de vendredi qui cause la fièvre. Sous l'effet du médicament, Erwann semble se sentir très bien et joue normalement.

Lundi 6 février 2006 se passera à la maison. Nous organisons un "relai de mamies" : ma mère le matin et la mère de Marion l'après-midi. Même si la température est normal au lever, nous souhaitons éviter la crêche pour qu'Erwann puisse se reposer au calme. La journée semble bien se dérouler, la température ne remonte pas. Seuls les yeux coulent abondamment.

Mardi 7 février 2006, retour à la crêche. Erwann se porte assez bien en dehors des yeux qui continuent à couler. Je prévoit d'aller chez le pédiatre dans l'après-midi si la température remonte dans la matinée. Marion et moi prenons des nouvelles en téléphonant à la crêche en fin de matinée et le personnel nous dit que tout va bien, même si les yeux coulent. J'annule mon intention d'aller chez le pédiatre. Je rappelle en début d'après midi et on me dit qu'il serait bon d'aller chez le pédiatre pour ses yeux. Notre pédiatre étant en congés, je prends rendez-vous avec un autre pédiatre, qui est en fait le mien, celui qui me soignait quand j'étais petit, enfin jeune. Je quitte mon travail ves 15h, le RDV étant fixé à 17h20. Marion et moi nous retrouvons dans la salle d'attente du pédiatre. Mon ancien pédiatre est très sympa et Erwann lui fait de larges sourires, sauf quand on lui ausculte les oreilles... Le pédiatre pense que ce n'est pas le vaccin le responsable car la température n'est apparue qu'au bout de 36h, il pense plutôt à un virus type grippe, ce qui est fortement probable étant donné sa journée de samedi. Nous sortons avec une importante liste de médicament à se procurer. Nous décidons avec Marion qu'Erwann ne retournera à la crêche que la semaine prochaine, histoire de bien se rétablir.

Mercredi 8 février 2006, je reste à la maison toute la matinée avant que la mère de Marion ne récupère Erwann chez elle. Matinée normale, les petits pois passent mal, mais j'ai l'habitude. Les yeux ne coulent presque plus grâce au collyre. Le reste de la journée se passe chez mamie, la fièvre remonte légèrement, mais le Doliprane fait effet.

Jeudi 9 février 2006, après une nuit très très courte pour le papa, j'emmène Erwann chez ma mère pour la journée. Etant donné mon état de fatigue, je prends des affaires supplémentaires pour qu'Erwann puisse y passer la nuit, sachant que ma mère est également de garde le vendredi. Ma mère est ravie d'apprendre que son petit fils passera sa première nuit chez elle, la naïve croyant qu'il dort de 20h à 7h... La journée se passe plutôt bien, la fièvre remonte un peu et le Doliprane fait à nouveau effet. L'autre mamie viendra prêter main forte le temps que ma mère sorte son monstre chien. Le soir, Marion et moi venons prendre le dîner, histoire de dire bonne nuit au petit.

Vendredi 10 février 2006, ma plus longue nuit de la semaine, 8h d'affilé, incroyable mais vrai. Si je devais décrire le luxe, ce serait de pouvoir dormir 8h après 4 nuits à 4h de sommeil en moyenne, merci maman. Je me réveille seul dans l'appartement, car Marion est partie à l'aube pour prendre l'Eurostar. Quel calme. Je me lève tard, j'arrive tôt au travail ! Après s'être réveillé à 0h30 et 4h (mamie n'avait pas prévu ça), Erwann passe une bonne journée, toujours une petite fièvre dans l'après-midi, corrigée par le médicament. Après un pot pour fêter l'anniversaire de Bernhard, je récupère Erwann chez sa mamie vers 22h30 car Marion a loupé son train et n'arrivera que tard dans la soirée. Erwann fait le trajet du retour endormi dans la voiture.

Samedi 11 février 2006, la nuit fut un peu agitée, puisque je suis debout de 3h30 à 5h00 car monsieur ne semble pas vouloir dormir hors de mes bras. Marion s'occupe du réveil (comme tous les jours) à partir de 7h mais Erwann se rendort très vite, la chambre fera office de dortoir pour bébé et son papa de 8h à 10h. A 11h, déjeuner, mais refus obstiné d'aller au-delà de la 2ème cuiller de purée de potiron. Marion ne cède pas car des témoignages rapportent qu'Erwann est parfaitement capable de manger 90g de légumes, à la crêche et chez ma mère. Au bout de 45 minutes de pleurs, Erwann complètement naze s'endort. Il se réveillera à 14h mais refusant toujours le potiron, il se rendort vers 15h et voilà 2h qu'il dort paisiblement... sans avoir mangé son déjeuner ni son goûter. J'attends qu'il se réveille pour lui donner le goûter, tant pis pour la fin du potiron.

Erwann retourne à la crêche lundi prochain, j'espère que la température ne remontera plus ce WE. La semaine fut très difficile, pour Erwann mais aussi pour ses parents qui ont fait des nuits très courtes. Merci aux mamies pour la flexibilité, le soutien, le calme lors d'un coup de téléphone à 5h du matin.